MIPS est une architecture concurrente d’ARM qui reste très populaire, pas sur nos mobile bien sûr, mais sur les appareils que l’on oublie : routeurs, boxs, électroménager.

Les projets d’Android sur architecture MIPS datent vraisemblablement des premières heures d’Android, mais à part quelques tablettes et des appareils très low-cost chinois cantonnés au marché asiatique, nous n’avons pas vu d’offensive sérieuse de grands constructeurs sur cette architecture.

Même si les applications, développées avec le framework au dessus de la Dalvik VM tournent parfaitement sur MIPS, les développements natifs et optimisations sont toujours exclusivement faits pour ARM (ou plus rarement pour x86).

Cela pourrait changer avec l’investissement de Google sur la plateforme. Le site EE Times Europe, rapporte que Google prendrait en main lui même le port d’Android sur cette plateforme en promettant, lors d’une conférence, de fournir d’ici quelques semaines au sein du NDK Android un compilateur MIPS.

Un compilateur, comprenant toutes les particularités de MIPS comme l’architecture MIPS multicore, serait intégré au sein du code source d’Android à partir de la prochaine version (la version « J » :-) – distribuée d’ici quelques mois.

Faible coût et performance
Le faible cout de la licence MIPS, sa grande production et utilisation par les OEMs asiatiques permettent de descendre drastiquement les coûts du produit final : cette plate-forme laisse espérer des tablettes performantes à moins de 100 dollars par exemple.

La société Ingenic Semiconductor dispose de processeurs MIPS comparable en puissance aux ARM Cortex-A8 que l’on trouve sur les téléphones récents. Les versions bi-cœurs – équivalent du Cortex-A9 – seront disponibles dans le courant de l’année. Est attendu aussi une version 64bits du SoC pour la fin 2013.

Si Google offre vraiment son support à MIPS et aux entreprises qui l’intègrent, cela pourrait donner un joli coup de fouet à cette plateforme. MIPS devra malheureusement faire face à la pression d’ARM et bientôt d’Intel qui disposent d’avancées et de poids commerciaux.

Un tel soutien de la part de Google pour faire exister la plateforme serait sans doute un joli plus pour vanter ses perspectives, malgré les pressions de ARM et bientôt d’Intel qui compte tout autant sur Android pour prendre des parts de marché.

Via GNT