L’Arcep vient d’autoriser Orange à tester de nouvelles fréquences haut débit mobile descendantes sur la ville de Toulouse.

On le sait tous, depuis 2007 et la sortie de l’iPhone, l’utilisation du réseau mobile a explosé. Lors d’une conférence de presse pour l’annonce de la sortie de la 4G sur Marseille, Stephane Richard a annoncé que le volume de données échangé sur le réseau d’Orange a été multiplié par 68 depuis 5 ans et qu’il serait encore multiplié par 7 d’ici 2015.

Pour absorber ce surplus, Orange a donc investi massivement dans de nouvelles antennes et dans l’acquisition de fréquences 4G. Stephane Richard, toujours durant cette conférence de presse, a également annoncé que 50% des bénéfices du petit carré orangé était réinvestis dans le réseau. Vous pouvez voir dans notre dossier spécial 4G comment Orange compte dépenser une grosse partie de ces 50 %.

Une infime partie de ces 50% pourrait bien servir à mener des tests de réseau sur la ville de Toulouse. L’Arcep vient  en effet d’autoriser le premier opérateur français à expérimenter en partenariat avec Ericsson et Qualcomm une nouvelle fréquence de haut débit mobile dans la bande 1452-1492 Mhz communément appelée bande L dans la ville rose.

L’objectif est de tester la faisabilité technique d’une nouvelle liaison haut débit mobile descendante pour venir renforcer les réseaux existants. L’expérimentation, menée au premier trimestre 2013, consiste à utiliser une fréquence porteuse supplémentaire en bande L en liaison descendante combinée à une porteuse traditionnelle appairée en 2.1 Ghz. Cette technologie respecte les standards 3GPP permettant l’agrégation de fréquences de différentes bandes.

Cette décision de l’Arcep suit l’avis de la CEPT (Conférence Européenne des Postes et Télécommunications) qui a proposé l’ouverture d’une partie des spectres de la radio numérique terrestre pour les transformer en fréquences de haut débit mobile. Si cette proposition qui attend une validation d’une commission technique était retenue au niveau Européen, cela pourrait également influencer les normes mondiales de télécommunications en vue d’une harmonisation du spectre pour le haut débit mobile prévue en 2015.