Alors que le Motorola Milestone vient de recevoir sa mise à jour vers Android 2.1 cet après-midi en France après 3 mois d’attente, il est intéressant de se demander si toutes ces versions d’Android (de la 1.1 vers la 2.1 actuellement) ne seraient pas un réel problème généré par la rapide croissance d’Android.

Voici le dernier diagramme publié par Google affichant les différentes plateformes des utilisateurs qui ont visités l’Android Market durant les deux premières semaines de Janvier :

Lors d’une étude que nous avions faîte mi-décembre, nous avions proposé deux solutions :

  • Réaliser moins de versions d’Android mais faire en sorte que ces dernières soient complètes
  • Arrêter les développements de la part de constructeurs (dont les mises à jour sont longues).

Google pourrait proposer une troisième solution :  la modularisation en applications de la prochaine version d’Android, Froyo.

Engadget a en effet publié un billet sur le découpage d’une partie du système en applications qui seraient ainsi modulables et pourraient alors être utilisées sur des versions ultérieures d’Android via la disponibilité sur le market.

Cette solution est-elle imaginable et bénéfique ?

Les applications seraient téléchargeables sur le Market et évolueraient petit à petit, comme Google Maps le fait actuellement.  Le processus de mise à jour serait alors beaucoup plus rapide pour l’ensemble des utilisateurs. L’idée est bonne mais incompatible avec la vision initiale d’Android (qui est que chaque application peut être remplacée) et ce que les constructeurs en ont fait : retrait de la home par défaut pour la remplacer par une autre, notamment. Si l’application de Home se retrouve sur le Market, cela change tout de même quelque peu la donne.

Engadget rapporte également que le système arrive à maturité et que Froyo serait un point de repos pour le développement du cœur d’Android. Le fameux jeu des devinettes sur le nom des prochaines versions du système prendrait fin, dû au ralentissement des mises à jour … mais le système se rapprocherait d’une stabilité exemplaire.

Le problème de cette fragmentation pourrait ainsi être résolu par le biais de ces 2 solutions :

  • Le découpage d’applications modulables du système permettant à chaque version d’Android d’avoir sa part du gâteau.
  • Le ralentissement de la fréquence de mise à jour dû à une maturité suffisante du cœur.

Google, victime du succès d’Android, pourrait-il trouver, par ce biais d’alternatives, une efficacité complète quant à l’homogénéité totale du système ? Affaire à suivre.