Une élue du Val de Marne se prononce en faveur de l’utilisation de tablettes ou de smartphones de grands formats à l’école. Et pour que tous les enfants y aient droit, la maire-adjointe préconise un financement de la CAF via l’allocation de rentré scolaire (Ars).

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La Caisse d’Allocations Familiales (CAF) doit-elle étendre son action au domaine numérique ? Selon Pascale Luciani-Boyer, la « branche famille » de la sécurité sociale ne devrait pas se contenter d’offrir une aide financières aux foyers en fonction de leur nombre d’enfants. En effet, cette maire-adjointe de Saint-Maur-des-Fossés, également administrateur de l’Agence Régionale Ile de France pour le numérique, explique sur son blog, que la CAF devrait aussi servir à acheter des tablettes ou des smartphones « à écran suffisamment large » pour les enfants.

Pour l’élue du Val de Marne, les terminaux mobiles devraient avoir une place dans les listes de fournitures de rentrée. Et cela devrait être rendu possible via l’allocation de rentrée scolaire (Ars), qui représente une aide reversée aux familles les plus en difficulté. Néanmoins, Pascale Luciani-Boyer ne préconise pas de hausse des allocations familiales pour financer ces appareils mobiles puisqu’elle considère que cet investissement viendrait remplacer le montant dépensé pour une calculatrice. La représentante prône donc une « révolution numérique intrascolaire » qui s’opèrerait entre les murs de l’école. Cela n’apparaît pas comme une mauvaise idée, mais pour y parvenir, il faudrait d’abord intégrer l’utilisation de ces appareils dans les programmes scolaires. Or cela nécessite un dispositif de formation pour les professeurs, et surtout l’accord des associations de parents d’élèves et des syndicats d’enseignants.

Est-ce vraiment efficace ?

Cette déclaration rappelle toutefois une étude effectuée par deux scientifiques américains, Robert W. Fairlie et Jonathan Robinson, et publiée le 29 mai par le National Bureau of Economic Research. Réalisée auprès d’élèves californiens équipés de tablettes, on constate ceci : « pas une note qui ait bougé, ni à la hausse ni à la baisse« , indique Le Monde, qui reprend cette étude. Fairlie et Robinson montrent que ces enfants ont passé un peu plus de temps sur leurs devoirs que ceux privés de matériel, mais pas assez pour que cela ait un impact.