Si l’on parle assez peu de Netfix en France, la plateforme américaine de vidéo à la demande par abonnement met le cap sur l’Hexagone. La firme serait en effet en cours de négociations avec les ayants droit français pour assurer un catalogue complet aux internautes du pays.

Netflix

Avec 38 millions d’abonnés dans le monde, Netflix est présent principalement en Amérique du Nord (États-Unis, Canada) mais aussi dans quelques pays d’Europe. Depuis 2012, la Suède, le Danemark, la Norvège, la Finlande pointent ainsi aux nombre des territoires concernés, et ont ainsi rejoint le Royaume-Uni et l’Irlande. La France, voisine du Luxembourg, où se situe le siège social européen de Netflix, devrait prochainement s’ajouter à la liste, prenant la suite des petits derniers de la série, les Pays-Bas.

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Selon les informations rapportées par nos confrères de Numerama et issues des colonnes de Satellifax, Netflix s’intéresserait de près aux Frenchies, qui restent considérés comme l’un des principaux berceaux du Septième Art et comme un pays extrêmement friand en séries, dont certaines sont produites par les acteurs nationaux (Canal+ notamment). Des négociations auraient ainsi déjà été enclenchées « auprès de plusieurs détenteurs de droits en France« , et ce dès la rentrée. En ligne de mire, l’acquisition de séries TV mais aussi d’éventuelles productions cinématographiques dans un pays où le système de vidéo à la demande est déjà ancré, mais encore peu décliné sous forme d’abonnement mensuel, à l’exception peut-être du cas de la formule CanalPlay Infinity.

Rappelons que la France constitue un marché particulier à base d’exception culturelle, le délai légal entre la sortie en salle et sa diffusion en SVOD (vidéo à la demande avec abonnement) restant de 36 mois, en dépit de la réduction à 18 mois préconisée au printemps dernier par le rapport Lescure, tandis que les chiffres de la SVOD française montraient un déclin notable en début d’année. L’enjeu pour Netflix, s’il s’implante bel et bien en France, sera donc de séduire ses potentiels abonnés grâce à des contenus véritablement récents qu’il pourront aussi bien regarder sur leur écran de TV que sur leur tablette, ce genre d’offres jouant la carte du multiplateformes.