Revirement de situation ? SFR et Vivendi pourraient finalement ne pas se séparer. La scission pourrait en revanche concerner le holding et ses filiales médias.

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SFR pourrait finalement ne pas se séparer de Vivendi. C’est ce qu’a déclaré de président du conseil de surveillance de la société faîtière, Jean-René Fourtou, dans les colonnes du Monde. Une alternative serait toutefois prévue. Ce sont plutôt les filiales médias qui “seraient séparées du groupe.

Cette annonce remet donc en question l’avenir de l’opérateur français, qui devait a priori faire l’objet d’être scission du groupe et être mis en Bourse. Jean-René Fourtou a indiqué que rien n’était pour l’instant fixé. “Tout cela est aujourd’hui à l’étude, mais une solution pourrait être que SFR reste avec Vivendi. Ce sont les entités centrées autour des médias qui seraient séparées du groupe”, a-t-il souligné.

Il ne s’agit pas pour le moment d’un revirement de situation. La séparation de SFR et Vivendi n’était jusque-là qu’un projet. Le board du holding affirme que “SFR devrait dégager 2,8 milliards d’euros de résultat brut cette année et il peut donc mieux supporter une part de la dette du groupe, qui sera beaucoup réduite après les cessions”, notamment celles de Maroc Telecom et Activision Blizzard. C’est donc le potentiel de croissance de l’opérateur qui semble intéresser le président du conseil de surveillance du carré rouge. “La hausse de la consommation va entraîner une hausse des revenus”, a-t-il ajouté au quotidien Le Monde.

Le seul problème, c’est que cette hausse de la consommation implique des investissements majeurs. Ce contexte pousse à une mutualisation des infrastructures”, en référence au rapprochement probable avec Bouygues Telecom. Rappelons que le conseil de surveillance du holding vient d’accueillir Vincent Bolloré, actionnaire le plus important de SFR, détenteur de 5 % de parts dans le réseau.