C’était l’une des révélations données par le New York Times après examen des documents d’Edward Snowden : la NSA et son équivalent britannique GCHQ ont utilisé des applications de jeux comme Angry Birds pour surveiller et collecter des informations sur les usagers de ces applications. Hier, Rovio, l’éditeur d’Angry Birds, a formellement démenti toute participation.

NSA

Le démenti est fort et clair. Non, Rovio n’a pas collaboré d’une quelconque manière que ce soit avec la NSA, le GCHQ ou toute autre agence de renseignements dans le monde. “La confiance de nos fans est la chose la plus importante pour nous et nous prenons la question de la vie privée extrêmement sérieusement” affirme Mikael Hed, le patron de Rovio Entertainment, dont le siège se trouve en Finlande. Si la surveillance des utilisateurs de ce jeu ne passe pas nécessairement par la collaboration de Rovio, mais plutôt par le biais des informations publicitaires recueillis par des acteurs tiers, Mikael Hed botte en touche : Avec le souci de protéger nos utilisateurs, nous réévaluerons, comme tout ceux qui utilisent des régies publicitaires extérieures, notre participation avec ces acteurs si certains se sont adonnés à des activités d’espionnage.

Il y a donc deux possibilités. Soit Angry Birds a bel et bien collaboré avec les bureaux de renseignement, soit l’application n’y est pour rien et la faute reviendrait aux applications tierces participant à la collecte de données personnelles à des fins commerciales. Comme beaucoup d’autres entreprises accusées d’avoir participé à une activité d’espionnage, Rovio dément fermement car l’éditeur est bien conscient que son succès repose principalement sur la confiance de ses clients.