Avec son statut de leader du divertissement sur mobile, King espère une levée de fonds massive lors de son entrée en bourse à New-York.

Candy Crush Saga

 

Entrée en bourse imminente

324 millions d’utilisateurs uniques par mois. Voilà ce que représente de façon concrète la société britannique King Digital Entertainment PLC, qu’une grande partie des amateurs de jeux sur mobiles et tablettes connaissent pour l’invention du célébrissime Candy Crush Saga qui génère à lui seul près de 80 % de ses revenus, soit plus de 800 000 dollars par jour. Avec six studios de création à Londres, Stockholm, Barcelone, Malmö, Bucarest, ainsi que des bureaux à San Francisco et Malte, la société a d’ailleurs développé plus de 180 jeux, plus ou moins réussis, ce qui leur confère une énorme considération sur le marché des applications, bien que peu d’entres elles génèrent des revenus – du moins à la hauteur de Candy Crush. Et pour 2013, King a annoncé un chiffre d’affaires de près de 568 millions de dollars.

Fort de ces constatations, il n’est pas surprenant de voir King Digital faire du pied au New York Stock Exchange. On apprend aujourd’hui qu’une demande officielle d’enregistrement de forme F-1 a été déposée au près des autorités boursières des États-Unis (Securities and Exchange Commission). Une levée de fonds à hauteur de 500 millions d’euros est espérée par la société mais le nombre d’actions vendues ainsi que leur montant demeure pour l’instant secret.

 

Le successeur de Zynga ?

King s’apprête à être le deuxième développeur de jeux web à entrer en bourse. Son ainé, Zynga, est entré au NASDAQ le 15 décembre 2011, et l’affaire n’a pour le moment rien d’un succès. L’entreprise avait pourtant à l’époque généré une levée de fonds d’un milliard de dollars. Il s’agissait alors de la plus grosse levée de fonds pour une entreprise Internet depuis l’avènement de Google en 2004. Six mois plus tard, Zynga est attaqué pour délit d’initié, et malgré le rachat d’OMGPOP en début d’année, le cours de son action a aujourd’hui été divisé par deux.