La 4G « classique » dite LTE, tout juste implantée en France, est déjà en passe de devenir obsolète. Orange va tester son successeur : la 4G LTE Advanced. 

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On parle beaucoup de la 4G chez les opérateurs, pour la faire adopter du grand public. Côté médias et spécialistes, c’est la 5G qui est déjà en ligne de mire pour 2020. Mais il se pourrait bien que la 4G ait encore des prouesses à livrer. En effet, Orange vient d’être autorisé par l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) à tester la nouvelle technologie LTE-A. Cette LTE Advanced, norme de réseau mobile, qui permettra notamment d’augmenter les débit. Et Orange espère atteindre les 300 Mbps de débit descendant (vitesse de téléchargement), planifiés théoriquement. Il faut savoir que cette norme a déjà été testée par Bouygues Telecom et SFR, qui n’ont obtenu respectivement que 160 et 174 Mbps. Cette future prouesse d’Orange s’explique par la nature exceptionnelle de l’autorisation reçue : ils pourront exploiter une bande passante de 3,5 GHz tandis que ses concurrents se contentaient de la bande 2,6 GHz.

Alors que Bouygues avait choisi Marseille pour ses tests, SFR les avait effectués à Bordeaux. C’est pour cette seconde ville qu’a également opté Orange pour ses propres essais. Une zone urbaine dense avec trois sites d’antennes-relais. La LTE-A sera évidemment testée en zone fixe, mais aussi en mobilité. Les 300 Mbps ne pourraient d’ailleurs être atteints qu’à l’arrêt, et la réception pourrait être divisée par au moins 3 en mobilité. Pour l’heure, la date de cette batterie de tests n’a pas encore été révélée mais l’autorisation de l’ARCEP court jusqu’au 31 décembre 2014.

La LTE-A déjà en Corée du Sud et bientôt au Japon

La France n’est pas le premier pays à tester le réseau LTE Advanced. Le précurseur sur le réseau LTE-A est évidemment la Corée du Sud. L’opérateur SK Telecom est devenu le premier à déployer ce type de réseau, et des mobiles compatibles sont même à disposition. Au Japon, l’opérateur NTT DoCoMo a fait les premières expérimentations dès 2012 grâce à une pré-licence lui permettant d’exploiter les fréquences de deux villes : Yokosuka et Sagamihara. On évoque là-bas l’horizon 2015 pour le déploiement des terminaux et des infrastructures compatibles, sur un réseau qui sera d’ailleurs bien plus rapide que celui testé en France. Le réseau LTE-A japonais pourrait, comme son voisin coréen, atteindre les 1 Gbps en théorie.