Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdoğan, a fait bloquer Twitter dans son pays après que le réseau social a servi à exposer les soupçons de corruption qui touchent son gouvernement. 

twitter cage

Twitter Express. L’oiseau bleu se retrouve en cage en Turquie sur une décision très controversée du premier ministre Recep Tayyip Erdoğan. Le gouvernement du pays a vraisemblablement fait bloquer l’accès au réseau social puisque celui-ci a servi à propager des informations concernant des soupçons de corruption au sein de l’élite politique. Cette censure n’a pas d’aspect officiel, mais fait suite aux menaces de « suppression » évoquées par Erdoğan il y a quelques jours. Et si l’homme est aussi fâché contre le site de miccroblogging, c’est qu’il est personnellement mis en cause dans ces affaires, et que les réseaux sociaux ont servi de plateforme de partage à la diffusion de conversations téléphoniques piratées.

De quoi fâcher celui qui dirige la Turquie depuis 2002. L’homme avait expliqué que le gouvernement et lui « n’autoriser[aient] pas celaNous prendrons rapidement des mesures. La sécurité de mon pays est en jeu. ». Quant à la réaction des autres pays ? Devant une foule de partisans, il lançait : « Je me moque de ce que pourra dire la communauté internationale », profitant aussi de l’occasion pour fustiger Facebook et YouTube.

 

Les SMS à la rescousse

De son côté, Twitter n’a pas réagi de façon explicite à cette censure, mais apporte son aide aux 10 millions d’utilisateurs turcs qui souhaiteraient tout de même continuer à s’exprimer sur le réseau. En collaboration avec les opérateurs Avea et Vodafone, il a mis en place l’envoi de tweets par SMS via des numéros spéciaux. Ce n’est pas la première que Twitter a affaire à des censures gouvernementales, et ses précédents rôles dans les révolutions égyptiennes et tunisiennes ont notamment de quoi susciter la crainte dans les hautes sphères politiques de la Turquie. D’autant que le printemps est une saison propice aux changements.