Depuis 2008, il est possible d’utiliser son téléphone dans les avions avec une connexion 2G. L’ARCEP s’apprête à lancer une consultation pour permettre d’utiliser la 3G et la 4G dans les avions.

3G avion

L’Union Européenne permet, depuis 2008 d’utiliser des téléphones sur les fréquences 2G dans les avions au sein de l’espace aérien européen. L’ARCEP (Autorité de régulations des communications électroniques et des postes) avait d’ailleurs pris des décisions pour autoriser les compagnies aériennes françaises à proposer aux passagers des services payants pour pouvoir téléphoner depuis l’avion. En novembre dernier, l’Agence Européenne de Sécurité Aérienne a autorisé l’utilisation des téléphones durant toutes les phases du vol, du déplacement de l’avion sur le tarmac de l’aéroport de départ jusqu’à l’atterrissage de l’appareil. Dans les phases de décollage et d’atterrissage, il faut toutefois que le téléphone soit en mode avion.

Entre 2011 et 2013, l’Europe a réalisé divers tests afin de s’assurer de la comptabilité des réseaux 3G et 4G avec les équipements électroniques embarqués au sein des avions. A l’issue de ces travaux, la commission européenne a adopté en novembre dernier une décision qui permet d’utiliser les réseaux 3G et 4G à bord des avions. Il faut maintenant que l’ARCEP applique la décision de l’Europe. L’organisme français lance une consultation afin de recueillir les avis de chacun, y compris les particuliers, du 24 mars au 11 avril.

Une procédure un peu longue

Une fois que le gouvernement aura homologué la décision de l’ARCEP à venir, les compagnies aériennes pourront fournir aux passagers des services 3G et 4G mais uniquement avec certaines fréquences : 1800 MHz pour la 2G et la 4G et 2100 MHz pour la 3G. Pour le moment, seul Bouygues possède des fréquences 4G dans la bande des 1800 MHz, empêchant ainsi les autres opérateurs français de proposer leur service dans le ciel européen. En revanche, le réseau sera activable uniquement une fois que l’avion volera à une altitude supérieure à 3000 mètres, ceci afin d’éviter de perturber les télécommunications au sol. Il faut également que l’avion soit compatible avec la présence d’une station relai dans la soute à bagage qui communique avec le sol via un satellite.