Hier, l’arrivée en Bourse de King Digital a été perturbée. Son action, à l’ouverture des échanges à New York, valait 22,50 dollars. Elle n’en faisait plus que 19 dollars à la fin de la journée de cotation.

Candy Crush saga

La dépréciation a été sévère pour l’éditeur du jeu Candy Crush. Son action a perdu 15,6 % de sa valeur durant sa première journée sur le marché des échanges. King Digital voulait proposer 22,2 millions d’actions portant son titre, valorisant au total l’entreprise à 7,1 milliards de dollars. Ce qui lui a permis de lever environ 500 millions de dollars.

Pourtant, King Digital Entertainment a des arguments à faire valoir : l’éditeur revendique 144 millions de joueurs quotidiens à son jeu Candy Crush, dans lequel réflexion et concentration seront demandés pour réaliser les meilleurs combos de friandise, pour un meilleur score. Au moyen d’une difficulté savamment dosée, l’application de jeu en profite pour vendre des petits coups de pouce aux joueurs et joueuses. C’est ce qui a permis à l’éditeur d’atteindre un chiffre d’affaires de 602 millions de dollars au dernier trimestre 2013. Toutefois, entre Candy Crush et Candy « Crash », il n’y qu’un pas. De ce côté, les investisseurs ont pu remarquer que le chiffre d’affaires de l’entreprise se tassait pour la première fois depuis la création de King Digital. Dès lors, la question est posée : peut-on valoriser une entreprise 7 milliards de dollars alors que son chiffre d’affaires n’atteint pas 1 milliard de dollars chaque trimestre ? C’est ce qui explique la méfiance des investisseurs lors de ce premier jour de cotation.

En résumé, l’éditeur King Digital va devoir démontrer que ces résultats sont solides et ne sont pas juste le produit d’un effet de mode dont Candy Crush serait l’objet. Sa cotation sur la Bourse de New York est donc à regarder de près.