La firme Bouygues a toujours bon espoir d’acquérir SFR au détriment de Numericable. Il vient d’annoncer la prolongation de son offre de rachat, courant initialement jusqu’au 8 avril, jusqu’au 25 du même mois.

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Bouygues s’y tient comme un singe à sa branche. Le géant du BTP, et de surcroît opérateur téléphonique, veut absolument racheter SFR depuis l’annonce de sa vente par le groupe Vivendi. Pour cela, il est prêt à tout. Offrir au revendeur plus d’argent que ne le fait son concurrent ? Déjà fait. Réitérer l’opération une deuxième fois ? Fait. Proposer jusqu’à des dédommagements en cas de refus de l’autorité de la concurrence, dont le montant est compris entre 500 millions et 1 milliard d’euros ? Fait aussi. Mettre sa fierté de côté ? C’est semble-t-il en cours.

Alors que sa toute dernière offre courait jusque dans une semaine, Bouygues vient d’annoncer la prolongation jusqu’au 25 avril de son offre de rachat. Pour l’heure, bien que Vivendi ait expliqué que les offres étaient étudiés, c’est le câblo-opérateur Numericable qui mène des négociations exclusives pour acquérir SFR. Le groupe de BTP a annoncé avoir proposé 13,15 milliards d’euros pour acquérir SFR, ainsi que 21,5 % de parts du nouvel opérateur à Vivendi. De son côté, Numericable a proposé 11,75 milliards d’euros et 32 % de parts du nouvel opérateur.

Cette prolongation ressemble tout de même à un grand coup d’épée dans l’eau puisque l’on sait que la vente de SFR pourrait être actée pour dans 3 jours, le 4 avril. À moins que le silence qui règne sur le présumé deal entre Numericable et SFR n’ait encore plus aiguisé l’appétit de Martin Bouygues, surtout depuis que le comité ad hoc détaché par le conseil de surveillance de Vivendi s’est réuni le 27 mars pour examiner la dernière proposition de Bouygues.

Si Bouygues semble toujours avoir un train de retard, certaines sources affirment que la firme voit ses chances d’acquérir SFR augmenter de jour en jour.