La firme chinoise ZTE serait actuellement en train de développer un premier smartphone Android fonctionnant avec un processeur 64-bit. Son nom de code est Apollo, et pourrait propulser la démocratisation de cette architecture.

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Et si ZTE mettait tout le monde d’accord en étant le premier constructeur à produire un smartphone 64-bit sous Android ? Les médias chinois croient savoir que la firme prépare un mobile 64-bit dont le nom de code est « Apollo ». Une information qui survient, étrangement, deux jours après les révélations faites sur les prochains processeurs de chez Qualcomm. On évoque donc la présence d’un Snapdragon 808 ou 810, supportant le 64-bit, dans ce mobile. Pourtant, ces deux processeurs ne seront pas commercialisés avant 2015, et sont plutôt destinés aux terminaux haut de gamme. C’est peut-être alors du côté des processeurs d’entrée et de milieu de gamme qu’il faudra regarder. Si ce ZTE Apollo n’est pas une légende, il pourrait plutôt être équipé d’un Snapdragon 410, qui sera disponible au troisième trimestre de l’année, ou bien d’un Snapdragon 610 ou 615, qui sont prévus pour être commercialisés au quatrième trimestre.

Concernant ces processeurs de nouvelle génération, rappelons que le S810 sera composé de 4 cœurs Cortex A57 et 4 coeurs A53, tandis que le S808 sera un hexa-coeur avec 2 cœurs A57 + 4 coeurs A53.

Du coup, si l’on se rapporte aux dates, la commercialisation d’un premier mobile Android à l’architecture 64-bit ne surviendrait de toute façon pas avant la fin de l’année, et pour un appareil qui ne devrait pas figurer parmi les haut de gamme. Cela met également fin aux rumeurs sur la présence d’une architecture 64-bit sur le prochain Nexus 6, qui se contentera certainement d’un Snapdragon 801 (ou 805 ?) à moins qu’il ne décide de se faire fournir ses processeurs par Intel. Notons tout de même que s’il ne s’agit là que d’une rumeur, et que ZTE semble avoir très envie de faire figure de précurseur au niveau des nouveaux composants mobiles, après la tentative avortée d’incorporation de 4 Go de RAM sur son Grand S II. Malmené par l’offensive des marques chinoises en Europe, la marque pourtant présente depuis plusieurs années sur le Vieux Continent cherche de nouveaux ressorts pour se démarquer de Huawei, Oppo, Xiaomi, Meizu et bientôt OnePlus.