Intel vient tout juste de publier ses résultats financiers du premier trimestre de l’année. Si la société se porte plutôt bien d’un point de vue global, sa branche mobile est quant à elle déficitaire à hauteur d’un milliard de dollars.

Intel Merrifield

Avec pas moins de 12,7 milliards de dollars de chiffre d’affaire et 1,9 milliards de bénéfices sur le premier trimestre de l’année 2014, Intel peut être fier de sa performance financière. Mais en y regardant de plus près, tout n’est pas rose. Surtout quand on examine les performances de la branche Mobile et Communications, celle qui s’occupe des puces WiFi, Bluetooth, GPS, de tout ce qui concerne la connectivité réseau ainsi que des processeurs dédiés aux appareils mobiles. Sur l’année 2013, la division mobile de Intel a accusé une perte de 3,15 milliards de dollars (2,28 milliards d’euros), contre 1,78 milliards de pertes en 2012 (1,28 milliards d’euros). La tendance ne semble pas s’inverser durant le premier trimestre de l’année 2014 puisque cette branche a encore accusé un déficit net d’exploitation de l’ordre de 929 millions de dollars (672,26 millions d’euros) et n’a rapporté que 156 millions de dollars (112,68 millions d’euros). L’année 2014 commence très mal pour le fondeur.

Intel résultats financiers T1 2014

Intel a bien du mal à lutter contre ses principaux concurrents. Alors que Qualcomm et MediaTek sont déjà capable d’imposer leurs futures puces 64 bits auprès des constructeurs, Intel n’a réussi à convaincre personne d’utiliser sa prochaine puce dans un terminal mobile. L’architecture Atom Silvermont, puisque c’est d’elle que l’on parle, possède en effet un énorme désavantage face à ses concurrents américains et taïwanais : elle ne possède pas de modem intégré. Intel a vaguement précisé que ses puces seront compatibles LTE d’ici quelques années (en 2015 ou 2016), ce qui ne devrait pas arranger sa popularité auprès des constructeurs.