Parmi les néologismes les moins attendus de ces dernières années, un mot découlant tout droit de l’adoption massive des smartphones. La nomophobie, puisque c’est bien d’elle que l’on parle, est désormais associée à une sorte de palliatif destiné à ceux qui craignent d’être séparé de leur précieux : le noPhone.

noPhone

Avez-vous déjà remonté quatre à quatre vos cinq étages sans ascenseur parce que, malheur, vous aviez laissé votre téléphone sur votre table de chevet ? Concevez-vous de ne pas laisser votre mobile branché à proximité de votre lit, au cas où on vous appellerait en urgence pendant votre sommeil ? Si votre smartphone est pratiquement devenu une extension de votre main, que vous ne concevez plus de quitter votre logis sans lui, que tout est dépeuplé s’il n’est pas auprès de vous : gagné, vous êtes probablement nomophobe. Ce mot, si vous le découvrez, a été inventé à la fin des années 2000, contractant l’expression « nomobile phobia » en un même mot (qui désigne également les phobique des lois, du grec « nomos », mais c’est une autre affaire).

Si vous vous reconnaissez dans cette affaire, le noPhone s’adresse à vous. Ressemblant fort à un canular, observé de loin, ce téléphone est dépourvu d’appareil photo, de Bluetooth, de batterie… et d’écran. Il résiste à l’eau, et forcément, puisqu’il s’agit tout simplement d’un fac-similé. Cet objet conçu comme « une alternative sans technologie au contact permanent de la main avec le téléphone » vient jouer les palliatifs du quotidien, histoire que les stressés puissent l’avoir en main quand leur téléphone n’est pas là. Ce Nicorette du téléphone dispose d’un site tout ce qu’il y a de plus sérieux, mais sans moyen de l’acheter pour le moment. Quoi qu’il en soit, il est aussi l’occasion pour les plus accro à leur smartphone de réfléchir à leurs habitudes, et ce n’est pas un mal.