Un des contrats qui lie Google et les fabricants d’appareils Android a été publié. Il met en avant d’importants changements concernant les exigences de Google, en particulier sur les applications Google à pré-embarquer sur chaque appareil Android certifié.

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Google a – pendant des années – peaufiné son moteur de recherche pour promouvoir d’autres services générateurs de revenus. Sur Android, le même système est devenu un instrument clé pour la distribution de ses applications mobiles. À ce propos, des documents confidentiels de Google viennent d’être publiés. Ils contiennent les exigences pour des dizaines de fabricants comme Samsung Electronics, Huawei et HTC qui veulent construire des appareils alimentés par Android.

Parmi les nouvelles exigences auprès de nombreux partenaires : l’augmentation du nombre d’applications Google Apps qui doivent être pré-installées, car Google en compte désormais 20 ! YouTube, Google+, Google Livres, Google Music, Google Agenda, Google Play, Gmail, Google Maps, Google Play Games, Google Drive, Google Documents, Google Search ne sont que les principales d’entre elles. Ces applications doivent également être mises en avant sur l’écran d’accueil ou dans un dossier d’icônes en premier plan.

 

Pourquoi de telles règles ?

En choisissant Android, les fabricants de smartphones ou de tablettes (ou de n’importe quel appareil) profitent de tout l’écosystème Android. Ils ont plusieurs possibilités à disposition, ils peuvent choisir de construire les appareils Android sans coopérer avec Google (en utilisant AOSP – Android Open Source Project), néanmoins les appareils ne seront pas certifiés par Google et l’installation des Google Apps (dont Google Play) n’est pas validée par Google. À tout moment, Google peut donc décider de désactiver les Google Apps à distance.

Collaborer avec Google apporte un confort non négligeable aux fabricants. Ils peuvent déjà pré-embarquer les Google Apps et fournir à leurs clients un accès à 1 million d’applications à travers le Google Play. Ils peuvent profiter des nouvelles versions d’Android en amont, pour préparer les intégrations.

Ils peuvent également – plus facilement – contribuer au code Android, en apportant de nouvelles briques nécessaire aux produits et services qu’ils développent. Enfin, Google a même des accords en place pour les entreprises, plus stricts toutefois, qui veulent une part du chiffre d’affaires de la recherche et de Google Play générés sur les appareils Android.

Comme tout contrat, ceux de Google créent donc des obligations juridiques – des deux côtés. Si Google a choisi de rendre ces accords plus stricts, c’est sûrement pour mieux se protéger et accélérer son développement.