Des cabinets d’études, il y en a des dizaines, chacun allant de ses propres chiffres. Aujourd’hui, c’est talkandroid qui nous propose une étude de Chitika. Alors attention, l’étude et donc ce billet peuvent être un sujet à troll, je vais essayer de ne pas tomber dans le piège.

Le contenu de l’étude porte sur l’usage de la publicité mobile dans les applications. Je découvrais, pas plus tard que ce matin, un billet d’invité sur presse-citron qui m’a clarifié les problématiques des encarts publicitaires. Donc ici, l’objectif ne concerne pas l’affichage ou non de la publicité dans les applications mais sur les clics générés par cet affichage. Selon le cabinet, les utilisateurs Android produiraient 80% plus de clics que ceux sur iPhone. Ces clics ont une vraie valeur ajoutée par rapport au simple affichage, les utilisateurs sont donc plus rentables. Voici le graphique qui présente le nombre de clics par affichage.

Relativisons tout de suite ce chiffre…

En effet, les utilisateurs iPhone sont, sur l’ensemble de la planète et particulièrement en France, plus nombreux que ceux d’Android, le chiffre d’affaire de la publicité est donc encore toujours supérieur sur iPhone. Cependant, vu la vitesse de croissance de la plateforme, la balance va s’inverser très vite. Car il ne faudra pas avoir un nombre d’utilisateur égal pour avoir un chiffre d’affaire égal grâce à ces clics plus nombreux.

Maintenant, essayons d’expliquer cet écart. Je ne suis pas un expert de la publicité, j’attends donc vos retours pertinents dans les commentaires.

Tout d’abord, il y a le multi-taches qui n’est pas encore ancré dans les usages de l’iPhone. Les utilisateurs ont donc à réfléchir quand ils cliquent sur une publicité car elle va terminer leur application en cours. Sur Android, la question ne se pose pas. Quand on lance une application depuis une autre, celle de départ est « en pause » et revient dans son état d’origine au retour.

Je me pose une question sur les régies de publicités aussi. AdMod, filiale de Google, doit pouvoir s’appuyer sur l’expérience du géant pour ses publicités. Elle a donc, peut-être, plus les moyens de faire une publicité contextuelle pertinente. Ce type de publicité génère beaucoup plus de clics. Cette régie représente une plus grande part du marché Android que du marché iPhone. Ces différences de parts de marché jouent peut-être dans la balance.

Au final, donnons à cette étude la légitimité qu’elle mérite, et attendons des confirmations de ces chiffres par d’autres organismes.