Le gouvernement vient de dévoiler une URL dédiée à la lutte contre les théories conspirationnistes. Une initiative qui vise à éduquer la jeunesse face à un phénomène qui semble s’amplifier avec l’accès à Internet.

complot

X-Files

Elvis Presley n’est pas mort, Barack Obama est un reptilien, et le visage du diable se cache dans la fumée du World Trade Center. Voilà des exemples assez classiques de théories du complot que l’on trouve sur Internet. La démocratisation du web a facilité l’accès à l’information et multiplie les sources, mais elle a aussi fait naître un enfant non désiré : le conspirationnisme de masse.

Partout, les sites web dédiés à ces théories du complot inondent le public d’informations non avérées, mettant généralement l’accent sur le rôle des médias et des gouvernants dans la sauvegarde des intérêts d’un groupe de personnes. Il y en a vraiment pour tous les goûts, et un esprit peu éduqué à la vérification des sources peut faciliter se laisser happer par l’envie d’y croire. C’est justement ce qui inquiète les pouvoirs publics.

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Une touche d’humour

Pour lutter contre ce phénomène, qui a pris de l’ampleur lors des attentats de Charlie Hebdo en janvier 2015 et de Paris en novembre de la même année, le gouvernement a lancé le site ontemanipule.fr, qui vise à démonter les théories du complot, et pousser les citoyens à aller chercher des sources d’informations fiables plutôt que de se référer à d’obscurs sites présentant des des arguments sans fondements, tissant des liens là où il n’y a pas lieu de le faire, ou utilisant des outils suscitant la peur (musique anxiogène, images troublantes…). Si le site a une portée humoristique, avec une vidéo mettant en scène l’humoriste Kevin Razy, ainsi qu’une infographie plutôt drôle, c’est parce que les jeunes sont très exposés aux informations conspirationnistes.

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Les codes de la jeunesse

Pour assurer la promotion du site, le gouvernement s’est emparé des réseaux sociaux et notamment de Snapchat. Pourquoi Snapchat ? Parce qu’il est aujourd’hui un réseau très prisé des jeunes et que le gouvernement pense certainement que son message aura plus d’impact sur cette plateforme. Le teasing avait commencé hier sur Twitter, annonçant une grande révélation et invitant les internautes à ajouter le compte du gouvernement sur la plateforme de messagerie éphémère.

Mais… et si le gouvernement essayait tout simplement de brouiller les pistes ?