Bonjour, aujourd’hui, nous sommes heureux d’accueillir, Bruno Clairet, chef de projet Mobiles de chez CXA. Cette agence de conseil en marketing mobile & Internet est éditrice d’une application soumise à l’Android Developper Challenge dont nous vous parlerons dans un prochain billet.

LOGO CXA, marketing mobile, internet conseil

Pouvez-vous décrire votre entreprise en quelques mots ?
CXA est une agence de marketing Internet et mobile, basée à Strasbourg, composée d’une quinzaine de collaborateurs.

Et vous, quel est votre parcours personnel et votre fonction à CXA ?
J’ai été game developer chez Gameloft, chargé du portage de leurs jeux vidéos mobiles. Aujourd’hui, je suis chef de projets mobiles chez CXA depuis mars 2007.

Comment en êtes-vous venus à vous intéresser à Android ? Par quels processus ?
Dès l’annonce de la mise en place du kit de développement. Nous avons un fort intérêt pour la veille marché sur les solutions de contenu pour mobile. Nous avons évalué ses potentiels et avons décidé de participer au challenge, au vu aussi du soutien financier proposé par Google, qu’il ne faut pas négliger, puisque tous ces développements ont un coût.

Est ce que l’intérêt est venu d’une recherche/veille personnelle ou de contacts (groupes d’intérêt, échanges sur un intranet … ) ?
C’est suite à une veille personnelle, la lecture de diverses sources, notamment journalistiques, notamment (www.servicesmobiles.fr). Dans un premier temps, j’ai testé le sdk puis nous avons décidé de participer au concours.

Pouvez-vous nous décrire votre sentiment sur la plate-forme Android?
Habituellement, j’utilise la plateforme Java/J2me pour nos développements mobiles. L’API est vraiment limité et les actions les plus simples telles que l’envoi d’un sms nécessitent des composants optionnels. La plateforme Google/Android est beaucoup plus complète et propose de base tous les composants nécessaires pour développer des applications riches. On peut facilement créer des applications connectées, utiliser le carnet d’adresse du mobile ou le gps.

Quel avenir a, selon vous, cette technologie ?
En termes de parts de marchés, il devrait rapidement se situer derrière Windows Mobile de Microsoft et Symbian de Nokia qui ont tous les deux décidés de ne pas rejoindre l’OHA. Android est open source, on peut s’attendre à un fort engouement de la part de la communauté des développeurs et donc à beaucoup de services et d’applications. Par conséquent, Google a une chance de s’imposer.

Quel est votre sentiment sur les choix technologiques fait par Google et les membres de l’Open Handset Alliance pour Android ?
A mon avis, Google a fait le bon choix en créant un OS ouvert et open source. Cela va permettre le développement de nombreux services et applications mobiles qui sont nécessaires au succès d’une plateforme.
J’espère seulement qu’Android ne sera pas trop gourmand et qu’il ne sera pas réservé qu’aux smartphones/PDA haut de gamme.

Sur quelles autres plates-formes mobiles travaillez-vous ? Quelles sont pour vous les principales qualités et défaut de chacune ?
Je développe en Java/J2ME. L’API est très simple, voir trop. À part afficher du texte et des images, on ne peut pas faire grand chose. Pour créer des applications plus riches, il faut compter sur l’implémentation des composants optionnels que les constructeurs de téléphones portables décident d’implémenter ou pas. Enfin, chaque téléphone a ses spécificités techniques et ils sont peu compatibles les uns avec les autres. L’essentiel du développement Java sur mobile est trop souvent passé à l’adaptation de l’application sur les différents mobiles que nous supportons.

Que comptez-vous investir sur les mobiles et/ou plus précisément sur Android (Humain ou financier) ?
Devenir une référence en production d’applications ludo-éducatives. Concevoir à court-moyen terme des applications destinées à couvrir de nombreux sujets ou services en situation de mobilité.

Combien de personnes comptez-vous employer/embaucher sur l’année sur ces technologies (Android et mobile) et quel pourcentage Android représente ou pourrait représenter sur votre activités de marketing mobile ?
Nous avons trop peu d’éléments pour définir cela.

A votre avis, quelles annonces pourraient vous faire vous désengager d’Android ?
Si les constructeurs de mobiles décidaient de ne pas implémenter cet OS. Pour le moment, les applications tierces et les applications internes sont exécutées sur un pied d’égalité. Si cela venait à changer, cela remettrait en cause notre engagement sur cet OS.

Qu’attendez-vous principalement de Google et de l’OHA (Open Handset Alliance) ? Du services ? du support ?
Du support. Car, pour le moment, la documentation technique n’est pas assez complète et l’on passe encore trop de temps à expérimenter plutôt qu’à développer.

En tant qu’agence de marketing mobile et internet, voyez-vous venir une convergence des deux formats ? (si oui) A quelle échéance ?
Il y aura une convergence, au moment où les accès réseaux auront un coût et un débit comparables aux accès Internet.

Pouvez-vous nous expliquer votre stratégie sur cette convergence ?
Oui, à 360°. Le mobile est pour nous le point de jonction entre les différents médias. De la télé, on est allé au Web, du Web au mobile, nous travaillons dans ce sens, en proposant constamment des opérations marketing alliant site web et opération mobiles.

Avez-vous participé personnellement ou pour votre entreprise à l’Android Developper Challenge ? Pouvez-vous nous parler de votre projet ?
Via l’entreprise CXA (Ndlr, Dossier à venir).

Le mot de la fin vous est réservé :
Le projet Android est particulièrement excitant, car il ouvre de vastes possibilités et nous espérons sincèrement que ce projet s’appliquera et se développera très largement (et pas seulement sur des appareils onéreux !).