Lors d’une session de questions-réponses à l’Assemblée nationale, le gouvernement a manifesté sa volonté de renforcer Bloctel, le service anti-démarchage téléphonique. Ainsi, les entreprises ne respectant pas la loi seront sanctionnées avant la fin de l’année

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Subir d’incessants démarchages téléphoniques n’a jamais été une partie de plaisir. Heureusement, pour éviter d’être dérangé par cette pratique, le gouvernement a mis en place le service Bloctel. Une plateforme ultra simple à utiliser et qui permet d’y inscrire son numéro de portable. L’utilisateur indique ainsi qu’il ne souhaite pas être démarché.

Bloctel a l’avantage de bénéficier d’un outil de dissuasion. En effet, en cas de non-respect des consignes, une entreprise s’expose à une amende allant de 15 000 à 75 000 euros. Et de premières sanctions pourraient bien tomber avant la fin de l’année. C’est ce qu’affirme Martine Pinville, la secrétaire d’État chargée, entre autres, du commerce et de la consommation. En répondant à des questions au gouvernement posées lors d’une session ordinaire à l’Assemblée nationale, cette dernière a voulu donner une impression de fermeté. « Mon message est très clair : des contrôles ont été initiés et, dès avant Noël, je vais aggraver les sanctions », a-t-elle dit.

2,7 millions d’inscrits

Car certaines sociétés semblent avoir fait fi des mesures anti-démarchage téléphonique. « Nous avons en effet pu constater que certaines entreprises, au détriment de beaucoup, ne respectaient pas encore la loi et continuaient de démarcher des particuliers inscrits sur Bloctel », explique Martine Pinville.

Les sanctions souhaitées par la secrétaire d’État sonnent comme une bonne nouvelle pour les 2,7 millions de personnes inscrites sur la plateforme. Et on espère de tout cœur qu’elles seront efficaces.