Aujourd’hui Facebook a débuté le déploiement de nouveaux outils destinés à prévenir la propagation de la désinformation.

Mark-Zuckerberg-Facebook

Depuis les résultats de l’élection présidentielle aux États-Unis, Facebook parle de se battre contre les nombreuses intox qui circulent et sont relayés en masse sur le numéro des réseaux sociaux. Les canulars partagés en grand nombre auraient même contribué à la victoire de Donald Trump. Aujourd’hui, Zuckerberg met en place des outils pour lutter.

Lutter contre la désinformation

Facebook vient d’introduire des outils conçus pour rendre plus facile la signalisation de liens partagés dans le flux repérées comme étant de fausses informations. Pour réussir ce challenge, la société de Zuckerberg s’est alliée avec quatre organisations spécialisées et indépendantes pour évaluer l’exactitude de ces articles viraux. Les utilisateurs de Facebook qui tentent de partager un post qui a été signalé comme faux seront avertis qu’un contrôleur indépendant en a contesté son exactitude. Si au moins deux organisations de vérification contestent une publication, les utilisateurs vont pouvoir voir une bannière sous l’article, afin de prévenir que celui-ci reste d’origine douteuse.

Quatre organisations indépendantes

Les organisations sélectionnées pour l’instant sont Snopes, Politifact, ABC Nouvelles et FactCheck.org. Le PDG de Facebook ne s’interdit pas dans l’avenir d’agrandir cette liste. Ils sont tous membres de Poynter (International Fact Checking Network), qui ont accepté de respecter un ensemble de principes communs. Ensemble, Facebook et les organisations de presse espèrent identifier rapidement les canulars avant que ceux-ci ne se propagent en masse mais aussi décourager ceux qui souhaiteraient les partager.

La liberté des utilisateurs

Si un utilisateur décide de partager le lien malgré un premier avertissement sur la bannière de l’article, une boîte de dialogue pop-up viendra signaler en plus que le contenu de l’article a été contesté. Les utilisateurs pourront toujours choisir de poursuivre et de partager l’article s’ils veulent. Cependant, ces articles contestés ne pourront pas être promus avec les outils de publicité de Facebook.

Les employés de Facebook ont un rôle à jouer, celui de démêler les messages personnels dans le fil d’actualité. Ils ne devront cependant pas porter un jugement sur le contenu des articles. Leur travail est de vérifier le domaine du contenu posté uniquement pour s’assurer qu’il ne s’agisse pas d’un article personnel. Ainsi, les articles postés par un utilisateur ne pourront pas être touchés. 

La liberté de la presse

Facebook va maintenant empêcher les éditeurs qui utilisent des domaines jugés non sérieux comme abcnewscom.co d’acheter des annonces pour générer du trafic. Les modifications apportées aujourd’hui ne pourront pas éliminer toute la désinformation présente sur le fil d’actualité. Comme Mark Zuckerberg l’a noté, même des articles de publications réputées contiennent encore systématiquement des erreurs. Mais ces changements sont un premier pas pour freiner l’effet buzz de certains liens. Dans tous les cas, Facebook est bien décidé à faire un peu de ménage sur le fil d’actualité, tout en prenant garde à ne pas enfreindre les libertés de la presse grâce à son partenariat avec des organismes indépendants.

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