Alors que Nokia semblait favoriser l’émergence d’un OS Linux concurrent d’Android et de Limo avec le rachat de Trolltech, le développement de Maemo, et la participation au développement d’Ubuntu Mobile, voilà que Nokia propose aux autres actionnaires de Symbian de leur racheter leurs parts afin d’être l’unique propriétaire de l’entreprise qui édite le système d’exploitation de téléphone le plus utilisé du moment.

C’est une surprise de taille, car la stratégie n’est pas dénuée de risques. En effet, en rachetant Symbian, Nokia risque aussi de diminuer largement le parc de terminaux mobiles vendus avec cet OS puisque des constructeurs comme Samsung, Sony-Ericsson, etc. n’ont plus d’intérêts financiers à l’intégration de Symbian dans leurs terminaux.

Mais si Nokia veut avoir les pleins pouvoirs sur Symbian, c’est pour rendre l’OS libre et créer une fondation autour ce qui constitue une véritable réponse face à Limo et Android avec l’avantage de s’appuyer sur un parc existant (et pas des moindres) dotés d’un certain nombre de forces mais aussi de faiblesses (Symbian a toujours été un OS de téléphone et pas de terminal mobile).

L’année 2008 est décidément celle de tout les mouvements stratégiques et le dicton « marche ou crève » n’a probablement jamais été aussi vrai pour les entreprises

Merci à Anisse Astier pour le lien et l’info qu’il me manquait