iGeneration, qui comme son nom l’indique est un site dédié aux technologie d’Apple : iPod, iPad, iPhone… a publié un article assez intéressant sur deux mois d’utilisation d’un androphone : un Nexus One de chez SFR.

Je vous invite à lire cet article plutôt intéressant et juste d’Athony Nelzin, un macophile.

Du positif comme du négatif sort de cet article qui est bien sûr un peu trop « iPhone » à notre goût.

(…) l’Android Market est globalement beaucoup moins bien fini que l’App Store.

Je trouve globalement justes les critiques concernant l’Android Market. Néanmoins, des points positifs sont à souligner : les remboursements avant les 24 heures bien plus accessibles mais aussi un taux d’applications gratuites bien plus importants (70% sur l’Android Market contre 30% sur l’AppStore). Notons aussi d’autres points oubliés par l’auteur de l’article : mises à jour automatiques possibles sur l’Android Market, arrivée très prochainement du moyen de paiement Paypal en plus de Google Checkout, accès direct aux applications déjà achetées lors d’un changement d’androphone (dans Mes Téléchargements)… Il aurait pu aussi parler de la multiplication des markets alternatifs : Appoke, AppsLib, YAAM… avec des fonctions assez intéressantes qui pourraient à termes être implantées dans l’Android Market (comme le côté social d’Appoke).

(…) il y a du très bien — les widgets permettant l’activation rapide de fonctions et de voir rapidement certaines infos, la barre de notifications, qui rend les bulles d’iOS préhistoriques, la commande vocale performante et bien plus étendue que celle d’iOS ; mais aussi du moins bien — l’incohérence de l’expérience utilisateur, ce sentiment de travail inachevé.

Malgré la volonté de Google, il est vrai qu’on assiste à un peu de tout sur Android : des interfaces très pauvres, jusqu’à avoir des interfaces bien plus riches que sur iPhone. C’est encore cette « liberté de manoeuvre » qui pose problème : le développeur a plus de choix concernant le « langage » dans lequel il veut développer son application, mais il a aussi moins de « guide », la transition « desktop » vers le « mobile », assez récente, a mis à mal beaucoup de développeurs qui manquent de compétences dans l’expérience mobile et tactile. Je pense que au fur et à mesure des versions d’Android, Google va former les développeurs et va tenter de proposer des ressources : par exemple, avec les modèles d’interface (patterns, par exemple avec l’application officielle Twitter).

(…) l’autre grand point fort de la synchronisation OTA d’Android est le fait que chaque application peut venir se greffer à ce système : c’est le cas de Facebook, Twitter ou Skype. Les contacts de ces trois réseaux sont fusionnés avec votre carnet d’adresses global (…)

On ne parle effectivement plus de synchronisation sur Android, alors que les macophiles sont obligés de passer par la case « iTunes », sur Android tout se fait OTA (Over The Air, c’est-à-dire, sans fil – NDLR.). Android récupère contacts, e-mails, agendas en ne rentrant que vos logins Google/Exchange. Il sait aussi les lier entre eux : Facebook, Twitter, Flickr… dès qu’une application est installée et lancée, vous auvez la possibilité de lier vos contacts des deux bords, pour plus de cohérence mais surtout plus de convergence. L’aspect OTA semble plaire aux macophiles, le passage sur iTunes 10 a fait plus de mal que de bien semble t-il.

Bref, une transition vers Android ne devrait pas poser de problèmes majeurs, sauf à utiliser MobileMe

Le service d’Apple, MobileMe, est très fermé. En plus d’être payant, il impose son usage dans le temps, on est plus ou moins dépendant du service assez vite. Néanmoins, même si je ne connais pas son taux d’utilisation parmi les utilisateurs iPhone, j’ai eu l’écho qu’il s’avérait plutôt pratique pour tout ce qui est multimédia et stockage à distance.

Certains développeurs ont cependant développé des solutions alternatives : la plus probante est certainement DoubleTwist (…)

Le service DoubleTwist (présenté ici) semble plaire aux macophiles, qui retrouvent les mécanismes d’iTunes : synchronisation, sauvegarde…. en plus ouvert et plus complet.

(…) alors que l’iPhone cloisonne les fonctions dans des applications, le système mixte bureau/applications d’Android permet d’effectuer certaines tâches et d’accéder à certaines informations sans lancer d’applications.

Je suis persuadé que le changement a été brutal, passer d’un simple menu d’applications et un bureau personnalisable, c’est tout un nouveau monde, avec les widgets on peut facilement tweeter ou avoir la météo sans devoir lancer d’application.

La recherche vocale fonctionne bien, tout comme l’intégration des différents comptes de courriels, calendriers et contacts. Le tout fait du système de Google un système agréable au quotidien, et un peu plus tourné vers l’Internet que ne l’est l’iPhone, peut-être plus centré sur lui-même.

La dernière phrase est juste, cela peut paraître une évidence pour nous. Android est conçu pour tourner sur différents appareils et différents constructeurs, il faut donc qu’il ne soit pas trop égocentrique.

On pourra arguer qu’Android pousse à la diversité : certes, mais cette diversité tend à l’épouvantail, et finit par distraire. La création de surcouches ne vient certainement pas de nulle part.

Je suis étonné de voir apparaître le mot « épouvantail », surtout après un petit regard dans le dictionnaire : « une personne laide ou mal habillée, ou encore un objet ou une personne d’apparence effrayante. ». Dans le mot diversité, j’ai plus tendance à penser « choix », Android offre bien plus de choix pour l’utilisateur : choix de l’application e-mail, choix de l’interface, choix, choix, choix… Il est vrai que l’utilisateur peut se retrouver réellement face à des dilemmes, néanmoins rien ne l’empêche de retourner en arrière si son expérience utilisateur est moins bonne.

Autre chose qui me parait important, une interface sur Android n’est en rien apparenté à une « surcouche » surtout que ce mot est péjoratif. L’interface de base d’Android est une application qui tourne au même niveau que les autres applications, changer tout simplement une interface revient simplement à changer l’application. On ne rajoute donc pas de nouveau « process », on ne fait que le changer.

oui, Android est open-source, oui, il est globalement plus ouvert qu’iOS, qui tire justement sa force du contrôle exercé par Apple. Mais Android n’est pas ouvert dès lors qu’il est installé sur un téléphone : le passage par un fabricant, puis un opérateur, casse cette dynamique.

Je rajouterai un peu de nuance sur cette partie, Android est utilisé par de nombreux constructeurs (LG, Samsung, HTC, Motorola, Sony Ericsson, Archos…), chaque constructeur a sa propre politique : il décide (ou pas) de développer une interface spécifique (par exemple, HTC Sense qui est une véritable valeur ajoutée), il décide (ou pas) de mettre à jour son modèle (ça dépend des ressources humaines et financières du constructeur mais aussi de la road map)… Je suis d’accord qu’il existe des mauvaises pratiques, par exemple celle d’Orange qui consiste à modifier l’expérience utilisateur en altérant le plus souvent celle-ci (ajout d’applications Orange, ajout de l’interface Orange – même s’ils ont fait d’énormes efforts à ce niveau là, on laissant le choix à l’utilisateur – Interface de base ou celle d’Orange). Google a semble t-il l’intention de mieux cadrer cette « dynamique » sur les prochaines versions d’Android.

Android n’est pas ouvert, il est permissif, et c’est ce qui fera la différence pour certains.

Comprenez dans « permissif », ‘Très tolérant, qui permet beaucoup de choses, qui n’interdit presque rien. ». J’aurai tendance à plus utiliser le terme « complaisant » (*sic*, je plaisante), je m’étonne aussi de ne pas avoir lu une seule fois le mot « laxiste » dans cet article. Mais bon… je parlerai plus d’une « liberté de manoeuvre » quasi-inexistante sur iPhone.

Il y a du choix et c’est tant mieux, le reste n’est qu’affaire de goût — et les goûts et les couleurs…

Je pense que le rédacteur a vu juste, du « choix et c’est tant mieux ». Rappelons, que Android est tout de même bien plus jeune que l’iPhone. N’empêche qu’il y a effectivement du « bon » et du « moins bon », et nous sommes là pour vous guider au mieux dans vos « choix ». N’est ce pas ?