Apple vient de refuser une application dont le contenu était lié à Android.

Le directeur d’une société danoise éditrice de magazines a reçu mardi un appel de la firme de Cupertino (Apple). Lors de cet échange téléphonique, un dirigeant de la pomme a expliqué qu’il y avait un problème pour l’approbation d’une application sur un des magazines de Mediaprovider. En effet, l’éditeur avait osé tenter soumettre le magazine « Android Magasinet » sur l’AppStore. Le problème majeur est que son actualité est uniquement consacré à Android et les différents terminaux l’utilisant.

L’échange entre les deux hommes fut le suivant :

« Vous savez … votre magazine … c’est juste Android … nous ne pouvons pas avoir ça dans notre App Store » dit le représentant Apple.

Le directeur de Mediaprovider répond alors : « C’est vraiment drôle parce que je ne pensais pas vendre beaucoup de magazines Android sur l’Apple App Store, mais la question est jusqu’où ça va. »

On sent alors que l’éditeur est mécontent suite à cette annonce, car plus tôt cette année la même histoire s’était déroulée. Cette fois-ci il s’agissait du tabloid « Ekstra Bladet » (danois également) avec le problème de la fameuse page neuf, où l’on peut y trouver une mannequin parfois nue… Cela peut se comprendre vu qu’Apple a dit qu’il ne souhaitait pas avoir de contenu pornographique sur sa plateforme. Mais la succession de ces deux évènements montre bien une censure de la part d’Apple, qui agit en réel dictateur. Il faut rappeler que le développement d’une application prend du temps et coûte de l’argent.

Mediaprovider possède également un magazine sur l’actualité des téléphones en général et l’éditeur se questionne sur ce qui pourrait se passer si un article venait à avoir pour sujet Android (ou même d’autres plateformes).

A cause de Thanksgiving aux Etats-Unis, aucune annonce de la part d’Apple n’a été faite, mais on s’attend encore à avoir une annonce du type : « nous voulons protéger nos utilisateurs ».

Tout cette controverse n’est pas sans rappeler l’application Flash of Genius qui avait été finaliste dans l’Android Developer challenge. Cette information avait été écrite dans la description de l’application sur l’App Store, car une version pour iPhone existait également. Avant même de vérifier le contenu de l’application, Apple avait contacté le développeur pour qu’il supprime la référence dans la description. On voit alors qu’Apple règne en maître sur son catalogue d’applications, mais les règles sont démesurées. Quel impact cette information aurait-elle pu avoir sur l’App Store ?

Si on prend le cas de Google, on voit bien que c’est la philosophie inverse qui est appliquée. Quasiment toutes les applications sont acceptées, quel qu’en soit le contenu. Par ailleurs la mise en place prochaine du classement des applications selon le type de contenu (adulte, tout public…) permettra d’avoir un vaste catalogue, tout en ayant des utilisateurs protégés. De même la mention « existe aussi sur iOS » marche très bien sur Android aujourd’hui. Il suffit de voir les 7 millions de téléchargements d’Angry Birds…

Source : Fortune