Sony Ericsson a présenté un nouveau téléphone dans sa gamme : le Neo.

Jusqu’à présent, Sony Ericsson visait deux marchés différents avec ses smartphones. Le X10 était plutôt haut de gamme, tandis que les gamme X10 mini et X8 étaient plutôt réservées à une clientèle moins en demande. Le constructeur a voulu se lancer dans un segment à mi-chemin, mais difficile à identifier précisément. Il utilise pour cela le successeur du Vivaz : le Neo. Pour les spécifications, on retrouve un écran tactile multitouch Bravia de 3,7 pouces pour une résolution de 854×480 pixels. La version d’Android est Gingerbread (sur les modèles présentés 2.3.1) et s’appuie ensuite sur les caractéristiques de l’Xperia Arc, c’est-à-dire

un processeur Qualcomm Snapdragon MSM8255 d’1GHz. Une caméra de 8 mégapixels à l’arrière et frontale (mégapixels non précisés). Il sera possible d’enregistrer des vidéos et de profiter de la connectivité habituelle : Bluetooth, WiFi, A-GPS. Notons qu’un tuner FM, ainsi que le DNLA sont supportés.

Voici pourquoi ce téléphone est difficile à situer. Premièrement, il embarque de nombreuses qualités de l’Xperia Arc : écran Bravia, connectique HDMI et appareil photo de 8 mégapixels avec Exmor R. A cela s’ajoute qu’il possède le même processeur. Deuxièmement, son design est plutôt commun, alors que les autres téléphones de la nouvelle gamme sont très typés. Que l’on aime ou pas, ces smartphones ne laissent pas indifférents.

Lorsque j’ai demandé aux représentants de m’expliquer quelle était le position face à l’Xperia Arc. La réponse fut plutôt confuse. Il possède un plus petit écran, mais qui reste encore aujourd’hui un standard. Sachant que la dalle de l’écran sera plus petite, le téléphone devrait être vendu moins cher. Cependant, le reste de la partie matérielle est très proche de l’Arc. Le prix ne devrait pas varier de manière spectaculaire.

Le téléphone sera vendu en plusieurs coloris : rouge, bleu foncé/noir (cf reflets sur la deuxième photo) et gris. Il devrait être disponible à la fin du premier trimestre, début du second en France. Aucun opérateur ne m’a été donné, si ce n’est de me dire d’aller les voir directement ! L’Xperia Arc sera chez SFR et sachant que ce nouveau modèle est proche, on pourrait penser qu’un autre opérateur veuille se l’approprier.

Concernant le design, l’Arc se différencie contrairement au Neo. C’est peut-être une volonté pour se glisser sur le marché. J’ai trouvé que son design bombé sur l’arrière laissait croire à un Acer Liquid Metal, mais les performances sont bien supérieures. Ses dimensions de 116 x 57 x 13 mm pour 126g n’engendrent aucun problème particulier.

Pour avoir eu le téléphon, quelques minutes entre les mains, je n’ai pas eu de sensationsss néfaste. Personnellement, j’ai toujours trouvé que la finition de Sony Ericsson était bonne. Seulement, les récents déboires avec les mises à jour ou le multitouch entachaient sévèrement l’image de marque. Aujourd’hui c’est deux points semblent corrigés… voir même trop ! A quoi bon reconnaître 32 points sur l’écran tactile, alors qu’un être humain ne peut poser autant de doigts sur un écran de cette taille ?

Pour conclure, un test aussi rapide ne peut déterminer les qualités et défauts de ce smartphone. L’interface semble assez réactive même si elle pourrait encore être optimisée. Comme me l’ont expliqué de nombreux représentants, tous les téléphones présentés n’étaient que des versions non définitives. C’est pour cela que je ne vais pas m’attarder sur ce type de défauts.

Vous pouvez retrouver une courte vidéo de prise en main :