Motorola pourrait lancer son propre plateforme mobile.

Motorola a réussi son aventure avec les smartphones, grâce à Android. La marque a su profiter du système de Google dès son lancement. L’entente avec le géant de Mountain View est telle, que le Motorola Droid/Milestone et même la Xoom ont été les deux premiers terminaux à bénéficier d’une exclusivité, pour être sous Eclair et Honeycomb. Rajoutons que la tablette a même été utilisée dans le processus de développement de Android 3.0 (Honeycomb). Mais Motorola ne se base que sur un seul système d’exploitation mobile. Ses concurrents n’ont pas tous cette stratégie. On peut citer HTC, avec WP7, Samsung, avec Bada et WP7. L’avantage est de cibler un marché plus large, en préparant le terrain avant une éventuelle forte poussée de ces systèmes. A cela se rajoute le fait qu’Android est sous la menace de plaintes avec Oracle. Motorola est accusé par Microsoft d’avoir utilisé leurs brevets, sans avoir signé un contrat de license.

Information Week aurait obtenu des informations comme quoi Motorola préparerait son propre système d’exploitation mobile. Au cours des neuf derniers mois, l’américain a embauché de nombreux ingénieurs spécialisés dans le mobile et le web. Ces personnes venaient d’Apple et Adobe, à priori pour développer un nouvel OS. Lorsque le journaliste a interrogé Motorola, aucune réponse n’a été faite, mais l’engagement envers Android a été une nouvelle fois confirmée : « Motorola Mobility s’est engagé à Android, comme système d’exploitation ». D’après un analyste de la Deutsche Bank, Motorola aurait besoin de se différencier, en bénéficiant d’une ou plusieurs options. En effet, se baser sur un seul système est plutôt risqué, même si pour l’heure, ce serait un développement « au cas où ».

Les personnes embauchées sont brillantes et occupent une place de choix dans la hiérarchie. Benoit Marchant est le directeur de l’ingénierie. Sean Kranzberg est au autre directeur de cette branche. Gilles Drieu est le vice président de l’ingénierie logicielle. Après son départ d’Apple, il a travaillé avec les groupes WhatWG et W3C. Ils possèdent également des brevets sur des technologies Web. Ce système d’exploitation pourrait donc être basé sur Internet. Ce sont pour l’instant les seuls détails qui existent.

Cette information serait d’autant plus crédible, que Google rencontre quelques problèmes. Selon une personne proche de chez Motorola, « Google se tire une balle dans le pied », car des problèmes affectent le fait qu’il y ait différentes versions, la différenciation des produits entre les marques, ou encore le support parfois aléatoire des partenaires. Tout cela aurait pu motiver cette décision.