Free Mobile arrivera à la fin de l’année/début 2012, mais Xavier Niel rit devant les nouveaux forfaits proposés par les concurrents.

Le quatrième opérateur français est annoncé pour 2012. Mais les équipes commerciales de Free Mobile ont déjà un discours adapté et une entrée sur le marché à la fin 2011 est probable. Dans un premier temps, il était question d’une arrivée pour Noël, mais il pourrait arriver dès le mois d’octobre. La condition pour qu’il puisse faire ses premiers pas est une couverture d’au moins 25% de la population française. Le reste de la couverture sera assurée par le réseau d’Orange. L’accord d’itinérance 2G et 3G signé entre les deux parties a une durée de six ans.

Dans l’émission De quoi je me mail, présentée par François Sorel lors de l’eG8, Xavier Niel était l’invité. Alors que des concurrents comme Numéricable (La révolution du mobile) ou des opérateurs comme SFR refondent leur grille tarifaire, le vice-président et directeur de la stratégie d’Illiad rit devant les forfaits proposés, car il souhaite s’inspirer de ce qui se fait au Pakistan :

Xavier Niel : « Au Pakistan, vous avez un opérateur qui a un forfait à 3 dollars et qui gagne beaucoup d’argent, donc on a un espace économique colossal pour bouleverser le secteur. »

François Sorel : « Donc le prochain forfait de Free Mobile sera à 3 euros, c’est ça ? »

Xavier Niel : « Ca dépend du change entre l’euro et le dollar, ca change tous les jours (je ne sais pas comment on va faire). Alors le coût salarial, humain, du travail est un peu plus cher en France, donc on pourrait être légèrement plus cher que 3 dollars. »

L’extrait peut être écouté dans ce podcast, dès 1h 08 min 15 sec.

Nos confrères de l’Aduf ont donc enquêté et se sont rendus compte que de tels forfaits existent bien. C’est notamment le cas de l’opérateur Zong, qui pour seulement 1,50€ propose de l’Internet illimité de 2 Go (puis bridage).

Il semble impossible qu’un forfait avec ce tarif puisse arriver en France. En revanche, imaginons que le prix soit multiplié par 3 ou 4, il resterait très largement compétitif par rapport à la concurrence. Si tel était le cas, les opérateurs historiques tarderaient à répondre, car leur modèle économique actuel est batti autour d’offres beaucoup plus chères.

On se rappelle notamment de la réaction d’AOL, lors de l’arrivée de Free sur le marché…

Source : Aduf