Free Mobile aurait l’intention d’utiliser ses fréquences WiMAX, en plus de la 4G. Dès son arrivée, il pourrait donc y avoir un smartphone HTC supportant ce type de réseau.

L’arrivée de Free Mobile est attendue au tournant. La principale raison est la baisse des forfaits. Xavier Niel s’est exprimé à de nombreuses reprises sur le sujet et compte révolutionner ce marché, comme l’a fait Free sur Internet. Mais il pourrait y avoir une deuxième nouveauté. C’est Le Figaro qui le dévoile se matin dans ses colonnes :

« Free a bien l’intention d’utiliser ses fréquences Wimax, en complément de ses futures fréquences 4G. »

Le WiMAX peut-être utilisé pour envoyer des données en haut débit. Il ne peut pas être utilisé directement pour faire de la voix (hors VOiP). Cette technologie n’a pas su s’imposer face au LTE, qui est une autre norme de la 4G. A l’heure actuelle, Free et Bolloré détiennent chacun des fréquences, mais ne l’utilisent pas à la juste valeur. En effet, son déploiement est encore anecdotique et le minimum demandé dans les accords a été réalisé. En parallèle de nombreux acteurs du secteur comme Cisco, Nokia Siemens Network, Intel… devaient livrer des équipements, mais ont finalement délaissé ce marché.

Les investissements étant conséquents, il se murmure que Free pourrait finalement utiliser ses fréquences WiMAX, à leur juste valeur. On parle alors de discussions avancées avec HTC. Il se pourrait donc que simultanément à l’arrivée de cet opérateur, il puisse y avoir des téléphones acceptant cette technologie. Ce serait une première en France.

L’intérêt du WiMAX est d’avoir une alternative à la 4G. Elle n’arrivera qu’en 2012, tout en proposant des débits proches (théoriques de 20 mégabits/sec). Ce serait donc une manière pour Free de devancer ses concurrents. En 2016, Bruxelles a imposé qu’à partir de mai 2016, les autorisations devront être neutres technologiquement. Il sera donc tout à fait possible de proposer du WiMAX, pour l’Internet mobile à haut débit. Sachant que les enchères risquent d’être élevées pour la 4G, Free aurait toujours une solution de secours, qui lui permettrait de proposer un Internet rapide. On pourrait même imaginer que Free se retire des enchères pour l’attribution de fréquences 4G, ce qui serait un grand manque à gagner pour l’Etat, car près de 2,5 milliards d’euros sont attendus.

Mais il faut toutefois nuancer ce discours. Les fréquences existent depuis longtemps et le « bientôt » s’éternise. Les industriels ont choisi la norme LTE pour la 4G et les investissements vont et iront dans ce sens. Il se pourrait donc que Free trouve une parade pour joindre cette technologie à des services spécifiques. Serait-ce une solution contre la saturation des réseaux ? L’opérateur aurait alors une réelle valeur ajoutée !

Source : Univers Freebox