Sur fond de flou/débat/réforme juridique, la musique en ligne et/ou à la demande représente un marché en croissance depuis déjà quelques années tout en étant largement sous exploité et permissif aux nouveaux acteurs (avec récemment l’entrée du suédois Spotify) et ce particulièrement sur mobile

Sur ce marché, le français Deezer représente un peu plus de 10 millions de membres et vient de lancer parallèlement à son dispositif mobile une offre payante.

C’est dans ce contexte (et dans le froid Roumano-Bulgare) que les tandonautes (vous savez, deux des rédacteurs de ce site qui sont partis faire les idiots sur un tandem …) ont voulu tester la solution Deezer :

L’application est la même pour les abonnés classiques et pour les abonnés premiums mais là où les utilisateurs payants ont accès à toutes les fonctionnalités que l’on retrouve déjà sur le site web, les utilisateurs classiques sont limités.

Ils ne peuvent pas accéder à leur liste de lecture ni chercher directement un artiste et/ou un titre. Ces derniers ne peuvent donc basiquement que lancer une lecture intelligente (smartradio, sorte de radio aléatoire se basant sur les similarités entre certains artistes) ou une radio.

En payant, vous aurez donc accès à vos listes de lectures mais vous pourrez choisir de les télécharger. Cela ne signifie bien sûr pas que vous obtenez les fichiers de vos musiques favorites mais seulement que vous pourrez y accéder sans être connecté à internet (sauf quand ça ne marche pas comme dans notre cas).

Il est étonnant que l’application ne mette pas d’elle même en cache les musiques les plus écoutées (après tout, en les écoutant vous utilisez exactement la même bande passante) mais soit …

Quant à l’application elle-même, elle souffre de quelques défauts de jeunesse et de conception qui peuvent s’expliquer par le fait qu’elle n’a visiblement pas été pensée/codée pour Android spécialement. Ainsi, la lecture en tâche de fond n’est pas toujours possible sans que l’on comprenne dans quel contexte elle l’est, les saisies de texte sont maladroites, etc.

L’autre souci est celui du catalogue qui semble aller en s’ammenuisant et ce, de façon parfois absurde. C’est ainsi que le groupe Tryad (dont la particularité est de produire tout ses titres sous licence Creative Commons) n’est plus écoutable.

En bref, Deezer possède tout les outils pour maîtriser le marché sans pour autant savoir les maîtriser entièrement. On concluera donc qu’il s’agit d’une solution un peu jeune.

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