L’opérateur téléphonique Free Mobile est agressé de tous les côtés par les associations d’utilisateurs et ses concurrents. Et pourtant, hier, l’ARCEP, l’organisme de régulation des communications électroniques (et des postes) a rendu son bilan : « Free Mobile remplit ses obligations réglementaires avec un taux de couverture de 28% de la population« . Selon la loi, un opérateur se doit, deux ans après avoir reçu l’autorisation, de couvrir plus de 27% de la population française métropolitaine.

Free Mobile avait indiqué le 10 novembre dernier avoir déjà rempli ce contrat. L’ARCEP a procédé alors au contrôle et a indiqué que le réseau était correctement couvert par le quatrième opérateur mobile en vue de la date butoir du 12 janvier 2012. Free Mobile a lancé ses offres le 10 janvier dernier et de nombreuses associations de consommateurs  et syndicats d’autres opérateurs (CFE-CGC et UNSA) se sont plaints et ont requêté l’ARCEP le 26 janvier afin de procéder à un nouveau contrôle. Hier, l’ARCEP a publié son rapport : Free respecte bien son engagement de couverture du réseau de la France Métropolitaine à raison de 28% de la population grâce à l’utilisation de 735 antennes allumées et en fonctionnement.

Cela ne suffit malheureusement pas aux syndicats puisqu’ils disent ne pas reprocher la couverture du réseau mais la qualité de celui-ci. Dans un communiqué, ils font état d’une mesure complètement imprécise de l’ARCEP puisque celle-ci consisterait à vérifier l’état du réseau sur un téléphone portable. L’ARCEP se justifie en disant que ces tests sont identiques à tous les opérateurs.

On notera sur un petit bout de papier que l’autorisation prévoit ensuite une couverture de 75% de la population en janvier 2015 et de 98% en 2018.

Espérons tout de même que cette guéguérre entre les syndicats des opérateurs et l’ARCEP s’arrête et que Free Mobile s’étende et développe son réseau de manière optimale.

Free Mobile fait également l’actualité pour une autre affaire puisque ce ne sont pas moins de 134 000 clients Bouygues Télécom (qui en compte 11,4 millions) qui sont partis au profit du quatrième opérateur, d’après Olivier Roussat, le directeur général. La maison mère a par ailleurs publié hier ses résultats financiers. Un plan d’économies de 300 millions d’euros par an sera mis en place cette année dont les conséquences ne se ressentiront que l’année prochaine.