Google commence à déployer la version 6.1 du Play Services. Au programme : une meilleure prise en charge de l’extension Enhanced Commerce, une utilisation simplifiée de Drive et l’intégration de Google Fit.

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Les Google Play Services ne concernent pas forcément les utilisateurs même si certaines mises à jour peuvent leur profiter directement. Avec cette version 6.1, les nouveautés sont plutôt destinées aux développeurs d’applications qui pourront intégrer (plus facilement) des fonctionnalités qui pourront servir (ou non) aux utilisateurs. Premièrement, Google Fit fait enfin son apparition dans les Play Services, ce qui permettra aux développeurs de tester les applications de santé et de sport sur n’importe quel appareil. Pour rappel, Google Fit sera le concurrent de Health d’Apple en centralisant à un même endroit toutes les données sportives et de santé.

Ensuite, la fonctionnalité Enhanced Commerce intégrée avec la version 5.0 des Play Services est désormais intégrée dans le Google Tag Manager pour gérer plus facilement cette fonctionnalité qui permet de connaître un peu plus les habitudes de consommation de ses clients. Enfin, l’API Android de Google Drive a été améliorée pour faciliter l’usage de Drive au sein des applications.

Les Play Services : un fardeau pour les développeurs ?

L’utilisation des Play Services pose toutefois de nombreux problèmes. Cet été, nous nous étions justement demandé si les Play Services ne représentaient pas un cheval de Troie de la part de Google. Jean-Baptiste Quéru (ancien responsable des releases d’Android Open Source Project et récemment passé chez Yahoo suite au désaccord avec Qualcomm sur des questions de sources) profite de la mise à jour des Google Play Services pour faire une sortie remarquée.

Dans une tribune sur Google+ intitulée « Faites ce que Google dit et non pas ce que Google fait », il revient sur la problématique bien connue des développeurs Android qui empêche la création d’une application dépassant une limite, en nombre, de méthodes. Certaines catégories d’application nécessitent d’intégrer les Play Services qui sont de plus en plus lourds et pèsent environ 1/4 de cette limite. Pour les applications trop lourdes, Google préconise de les découper en plusieurs « petites » applications. Problème : Google ne suit pas sa consigne, puisque le géant californien pourrait proposer les Google Play Services en dehors des applications pour permettre aux développeurs d’utiliser 1/4 de méthode supplémentaire. Google finira-t-il par entendre cet argument ?