Blackberry OS n’existe plus, Windows Phone est au ralenti et les autres OS sont inexistants. Les derniers chiffres de Gartner sont impressionnants : iOS et Android se partagent 99,6 % du marché des smartphones.

Android et iOS forment désormais un solide duopole dans le paysage des OS mobiles. Les chiffres de Gartner, un des instituts les plus importants, parlent d’eux même. Android est à 81,7 % au quatrième trimestre 2016, iOS à 17,9 %, juste derrière. Windows Mobile et Phone sont désormais à 0,3 %, tandis que BlackBerry a disparu des radars. Enfin, ni Firefox Mobile (abandonné), ni Tizen, ni Ubuntu Mobile n’arrivent à percer.

 

Quel est le risque d’un duopole d’OS ?

Sur PC, nous avons déjà connu cette situation : Microsoft a longtemps connu une situation de quasi-monopole sur le marché dans les années 90. Certes, macOS est désormais bien installé (à peu près 10 % de parts de marché), Chrome OS fait sa place (surtout aux Etats-Unis), et les distributions Linux continuent d’exister. Sur mobile, le choix est moins important : Android et iOS. Le reste des OS mobiles est si marginal, qu’il reste dédié à quelques connaisseurs motivés.

Cette situation de duopole peut donner lieu à une entente entre les firmes et à un abus de position dominante. C’est ce qui pousse la Commission Européenne à s’intéresser à Android, par exemple. C’est également une situation qui peut mener à limiter l’innovation, et à ralentir le développement d’entreprises et de startups. L’exemple de la distribution d’apps est parlant. En Europe et aux Etats-Unis, l’App Store et le Google Play sont les deux principales plateformes de distribution d’apps, toutes les deux sont contrôlées respectivement par Apple et Google.

Il faut néanmoins garder à l’esprit qu’Android reste un environnement ouvert : le code source, à travers Android Open Source Project, a permis l’émergence de centaines de forks du système. En Occident, le plus connu reste Fire OS d’Amazon, qui équipe des tablettes et une box TV. En Chine, point de Google, Android est omniprésent sous la forme de nombreuses versions d’Android distribués par les opérateurs et les constructeurs. Ces dernières n’ont ni le Google Play, ni Google Maps et Gmail intégrés, par exemple.

 

A la recherche du troisième OS mobile

Depuis des années, il est question d’un troisième OS mobile majeur. Microsoft a dépassé les 10 % de parts de marché en Europe avec Windows Mobile, après annoncé son souhait de ralentir son investissement dans le mobile depuis l’arrivée de Windows 10 Mobile. Tandis que Samsung continue de développer Tizen, pour le moment sur des appareils dédiés à certains marchés. Il est également question de nombreuses rumeurs, Xiaomi, Huawei ou encore Meizu développeraient des OS mobiles. Basés ou non sur Android, ces derniers pourraient donner plus de choix aux consommateurs.