L’application Yo, qui consiste a envoyer des « Yo » sonores et visuels à des contacts, ne cesse de faire parler d’elle. Si certains la pensent stupide, d’autres y voient un certain potentiel.

Capture d’écran 2014-06-20 à 10.42.16

Yo est une application développée en seulement huit heures par son créateur et qui a déjà mis le grappin sur de nombreux utilisateurs. Un peu à la manière d’un Flappy Bird, elle est ce qui se fait de plus simple, mais aussi de plus efficace. Impossible de crier au génie tant l’application semble absurde, comme le soulignent de nombreux articles, et pourtant, des personnalités du monde de l’informatique sont montées au créneau pour défendre des « Yo » qui auraient un potentiel infini.

Le principe de Yo est simple. En ajoutant des contacts dans votre application, en fonction de leur pseudo ou en les invitant à vous y rejoindre, vous pourrez interagir avec eux de la manière la plus simple qui existe. D’un clic, vous leur enverrez un « Yo ». La particularité de cette expression, en provenance du hip-hop américain, c’est qu’elle est habituellement destinée à saluer quelqu’un sans qu’on soit sûr de son origine. Et si elle le souhaite, la personne qui reçoit le « Yo » peut vous en renvoyer un, ou non.

Alors évidemment, il est compréhensible que l’application ait récolté son lot de d’adjectifs peu gratifiants, d’autant qu’elle a réussi à lever plus de 1 million de dollars d’investissements depuis son lancement. Mais comme l’explique un article repéré sur le site Slate, plus que l’application, c’est peut-être la portée de la fonctionnalité qui intéresse. En effet, se basant sur un échange réduit au minimum – envoyer un Yo ou ne pas l’envoyer – le système peut remplacer de nombreux usages. Comme le système de Poke, on imagine l’organisateur d’une réunion convier ses collègues d’un simple Yo, ou quelqu’un montrer sa disponibilité envers ses amis – voire son envie de sortir – en leur envoyant un Yo en fin d’après-midi le vendredi. Bref, la signification est ainsi à la libre compréhension de l’utilisateur.

Un célèbre développeur californien, Marc Andreessen, a justement apporté son soutien à l’application sur son compte Twitter, et prévenu que l’on pourrait être surpris par le potentiel de « Yo ». Si cela nous fait évidemment sourire, on attendra de voir ce que devient l’application, une fois l’effet de mode passé, pour émettre un jugement définitif.

Yo Life Before Us LLC