Le cas complexe des VTC fait réagir la municipalité parisienne. Pour redorer le blason de ses taxis, mis à mal durant le conflit les opposant aux véhicules de transport avec chauffeur, la voici qui sort une application dédiée aux taxis indépendants : Paris Taxis. Elle permettra aux mobinautes de régler leurs courses depuis leur smartphone.

Paris Taxis

Si vous êtes utilisateur de services à la Uber, voire d’ailleurs de taxis de grandes compagnies de type G7, le principe de Paris Taxis vous rappellera quelque chose. Car cette application reprend peu ou prou les codes de ses concurrentes, mais à un détail près : elle concerne les 18 000 taxis parisiens qui ne sont pas affiliés aux compagnies déjà détentrices d’applications maison. Elle affiche donc, une fois le GPS activé, les stations de taxi à proximité et permettent d’appeler un véhicule soit avant d’arriver dans la station – il y en a 116 à Paris – soit lorsqu’on y est déjà, auquel cas il faut se déclarer « en attente ». Tout cela nécessite d’activer la géolocalisation.

Un paiement mobile… possible

L’un des avantage mis en avant par l’app, c’est bien sûr l’accès rapide à un taxi : le premier véhicule libre a en effet 40 secondes pour accepter la course, ce qui permet d’estimer le temps d’attente, et sans réponse, la course est proposée à un deuxième taxi… ainsi de suite. L’app met en avant le paiement depuis le smartphone, bien que ce système soit toutefois sujet à caution, du moins dans un premier temps. Car pour l’utiliser, il faut que le passager comme le chauffeur aient créé un compte virtuel S-Money servant à effectuer la transaction – avec possibilité d’ajouter un pourboire, le cas échéant. Il n’est pas certain de tomber systématiquement sur un taxi acceptant ce type de moyen de paiement… mais un système de filtres ajoutés aux recherches permet justement de demander un véhicule autorisant une telle transaction.

Les défenseurs des VTC, concernés par la loi Thévenoud, souligneront que l’app ne permet pas réellement de géolocaliser les taxis disponibles sur une carte et que le règlement S-Money n’égale pas exactement la simplicité d’utilisation d’un PayPal, d’autant plus que pour bénéficier d’un historique (factures, etc.), il faut penser à signaler le début et la fin de la course dans l’appli. Néanmions, elle pourra à l’occasion offrir aux noctambules un moyen supplémentaire de dénicher l’un de ces fameux taxis introuvables au beau milieu de la nuit, et peut-être d’éviter la peine de se les faire souffler par des indélicats un peu trop pressés… en espérant qu’une prochaine version de l’app permette de commander un taxi au beau milieu d’une rue, sans nécessité d’être à proximité d’une station.

Retenons, en marge de cette politique mobile, que la Mairie de Paris vise à apporter quelques améliorations au parc de taxis parisiens : il est ainsi question de proposer des subventions à ceux qui souhaitent se tourner vers des véhicules électriques ou hybrides, mais aussi de créer des voies réservées sur l’A1 et l’A6 A.