Ars Technica rapportait il y a quelques jours une information « à l’américaine » : il est désormais possible pour les policiers de créer un faux compte Instagram pour tenter de trouver des preuves sur la culpabilité d’une personne.

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Après la liste de cadeaux de Noël que Google a prédite pour vous, voilà une autre nouvelle « amusante » en provenance des Etats-Unis. D’après la Cour de Justice du New Jersey, il est tout à fait légal pour un policier de créer un faux compte Instagram dans l’exercice de ses fonctions, et pour aider à obtenir des preuves à l’encontre d’un suspect.

Cette étrange histoire a débuté avec le vol, dans plusieurs bijouteries, de nombreux objets précieux. Ayant des suspicions sur une personne, mais pas de preuve formelle, un policier a décidé de créer un compte Instagram (sous un faux nom) et a fait « une demande d’abonnement » au compte de cette personne qui était alors en profil privé. Le piège était visiblement assez fin pour que le voleur tombe dans le panneau, et que le policier découvre des photographies des bijoux dérobés, faisant office de preuve assez conséquente pour interpeller et écrouer le jeune homme. Mais voilà, une question s’est posée : est-il possible de créer un faux compte pour enquêter sur une personne ?

Sur Instagram oui, et c’est en tout cas ce qu’a conclu le juge William Martini, chargé de cette affaire, et ce grâce aux conditions d’utilisation du réseau de photographies, assez flou sur l’utilisation de fausses identités. Sur Facebook par exemple, les policiers américains auraient dû se résoudre à faire une demande préalable de recherches pour tenter d’entrer en contact avec un suspect, les conditions d’utilisation stipulant qu’il faut une véritable identité pour se connecter au réseau.