La start-up spécialisée dans le covoiturage, BlaBlaCar, n’est désormais plus à considérer comme un petit acteur de l’économie française. Elle vient de lever 200 millions de dollars, et entre dans un club très fermé.

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Pas de sortie de route pour BlaBlaCar. La jeune start-up française est décidément la reine de la levée de fonds, et vient à nouveau de le prouver. Ce sont cette fois 200 millions de dollars (177 millions d’euros) qui ont été glanés par l’entreprise – ce qui constitue un record pour une entreprise française – et qui montent sa valorisation globale à environ 1,6 milliard de dollars (1,4 milliard d’euros). Ces 200 millions de dollars ont été collectés auprès des fonds d’investissement américains Insight Venture Partners et Lead Edge Capital, prouvant une fois de plus les ambitions de BlaBlaCar sur la scène internationale, qui prévoit de s’établir au Brésil avant la fin de l’année, ainsi que dans toute l’Amérique Latine, et de faire ses premiers pas en Asie en 2016. Elle revendique actuellement 20 millions d’utilisateurs dans 19 pays.

Avec l’annonce de sa valorisation totale, BlaBlaCar devient d’ailleurs une « licorne », un titre décerné aux jeunes entreprises à plus d’un milliard de dollars. Un club fermé dans lequel on peut désormais trouver BlaBlaCar aux côtés d’entreprises comme Xiaomi, Uber, Shazam, ou Airbnb. Le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, a d’ailleurs salué la performance sur son compte Twitter, écrivant un « Bienvenue chez les (très) grands. Et bravo ! » à l’attention de BlaBlaCar.

« On se rend compte que l’on crée une demande et qu’il y a un appétit pour BlaBlaCar qui est incroyable. Il faut accélérer cette croissance et on ne veut pas se retrouver contraints par manque de financements », a indiqué à l’AFP le co-fondateur de l’entreprise, Nicolas Brusson.