Alors que le communiqué publié par l’UFC Que-Choisir, demandant des comptes à la société Happn, a fini par être à peu près oublié de tous, les responsables de l’application mobile ont finalement donné une réponse aux points litigieux soulevés par l’association de consommateurs.

5504739

 

What Happned ?

Le 2 février dernier, L’UFC-Que Choisir (Union Fédérale des Consommateurs) a demandé à la CNIL d’ouvrir une enquête sur Happn, application de rencontres, afin que cette dernière diligente « sans délai une mission de vérification des traitements de données personnelles mis en œuvre par la société Happn via son application mobile ». Et l’UFC-Que Choisir a notamment épinglé l’application sur deux points en particulier.

Le premier concerne l’envoi de données vers les États-Unis et la société UpSight, faisant resurgir le fantôme du Safe Harbor. Le second concerne la présence d’un cookie, transmettant des données à Happn, sur les mobiles et même après désinstallation de l’application.

Des accusations et interrogations auxquelles Happn n’avait pas donné suite, jusqu’à aujourd’hui.

 

Pas de crush entre Happn et la CNIL

Dans un courrier adressé à nos confrères de Numerama, la société Happn SAS explique qu’il existe effectivement un transfert de données outre-Atlantique, vers la société UpSight, mais que l’invalidation du Safe Harbor a provoqué la rédaction de nouvelles clauses. Sans dévoiler lesquelles, Happn se contente d’expliquer que « les données que nous analysons avec les outils d’UpSight sont anonymisées [à Paris] et traitées par des serveurs américains » et que ce « transfert hors Union européenne n’est pas soumis à une autorisation de la CNIL lorsque celui-ci présente des garanties permettant d’assurer un niveau de protection adéquat »

Concernant le cookie ? Happn a aussi une explication. « Ce fichier, qui est un fichier passif, permet d’éviter les doublons dans notre base d’utilisateurs à la réinstallation de notre application. Ce fichier est dans l’impossibilité totale et absolue de communiquer quelque information que ce soit à quelque tiers que ce soit, y compris à nous-mêmes excepté lors de la réinstallation de l’application », explique donc la firme. Un cookie qui ne communique aucune autre donnée aux serveurs d’Happn. 

« À ce jour, la CNIL n’est pas entrée en contact avec nous, elle ne soupçonne donc pas », concluent les représentants de l’application.