Après un fait divers impliquant un chauffeur Uber, la question de la sécurité se pose pour l’application mobile. Et la firme teste visiblement une ligne d’urgence aux États-Unis.

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Il y a quelques jours, une enquête menée par BuzzFeed à partir de – discutables – captures d’écran de la base de données du support client d’Uber, interrogeait la sécurité des utilisateurs de l’application. Une sécurité qui est régulièrement au cœur des débats en ce qui concerne l’application de VTC, et qui risque de devenir le nouveau leitmotiv de la firme maintenant que celle-ci joue dans la cour des grands.

Il faut dire que l’actualité d’Uber a été marquée par un drame, le samedi 20 février, dans le Michigan, lorsqu’un chauffeur Uber a tué six personnes lors d’une très classique journée de travail, où l’homme de 45 ans conduisait des personnes d’un point A à un point B avant d’en abattre d’autres de manière très aléatoire.

Mais on apprend aujourd’hui, d’après Inc., que Uber possède une ligne d’urgence pour les passagers et les conducteurs, leur permettant d’entrer en contact avec un employé de la société. Ce numéro (800-353-8237 ou 800-353-UBER) est visiblement opérationnel depuis le mois d’octobre, et ce dans 22 villes des États-Unis, et serait destiné uniquement aux situations d’urgence qui ne relèvent pas du 911. Ce qui est finalement très ambigu, d’autant que la firme n’a jamais communiqué sur cette hotline.

Le bouton SOS en Inde

Le bouton SOS en Inde

D’après The Verge, qui a interrogé Uber, les appels émis vers ce numéro sont redirigés vers deux centres d’appels à Phoenix et Chicago et concernent des situations urgentes, mais plutôt en matière de temps. Il peut par exemple servir à retrouver un médicament important oublié dans un véhicule Uber. Les médias se sont néanmoins interrogés sur la possible intégration d’un bouton d’urgence au sein de l’application Uber, et se sont demandé pourquoi Uber avait tenu cette ligne secrète alors qu’elle aurait pu être utile durant la journée macabre du Michigan où les forces de l’ordre auraient potentiellement pu être informées mieux et plus vite.

Il faut savoir qu’un bouton SOS est d’ores et déjà disponible sur la version indienne de l’application, et que celui-ci avait été intégré après une sordide affaire de viol impliquant un chauffeur Uber. Il sera intéressant de voir ce que Uber compte faire dans le domaine de la sécurité ces prochains mois.