Le procès Heetch, qui devait avoir lieu ce mercredi, a dû être repoussé après l’arrivée de dizaines de chauffeurs de taxi désirant se constituer partie civile.

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Dans cette affaire, on n’est pas loin de côtoyer l’absurdité. Le procès des dirigeants de Heetch, l’application de transport de particuliers par des particuliers, et qui devait se tenir aujourd’hui, mercredi 22 juin, n’aura finalement pas lieu. Il est renvoyé à dans six mois, les 8 et 9 décembre, à cause des chauffeurs de taxi qui se sont portés partie civile à titre individuel, empêchant la tenue de l’audience. Et pendant ces six mois, Heetch continuera de vivre et de faire concurrence aux taxis.

« On est plus habitués à subir des manœuvres dilatoires de la part des prévenus », a commenté la procureure, tandis que la présidente du tribunal a expliqué que « les parties civiles ne cessent d’arriver et empêchent la tenue de l’audience ». Pour chaque partie civile, et il y en a des dizaines qui sont arrivées au dernier moment, il faut en effet enregistrer la plainte, ce qui prend beaucoup de temps et explique le report de l’audience.

Visiblement, la constitution de ces parties civiles de dernière minute est a imputé au collectif Taxis de France, qui a invité les chauffeurs à s’enregistrer afin de pouvoir assister à l’audience et réclamer des dommages et intérêts, toujours à titre individuel.

La conclusion revient à la Présidente, qui précise que « si les 19 500 chauffeurs de taxi parisiens veulent porter plainte, on ne pourra pas tenir l’audience renvoyée en décembre ». En attendant, l’application Heetch est toujours en service, et les chauffeurs sont toujours sur les routes.