Alors que ce vendredi 15 juillet est bien triste en raison de l’actualité, on ne peut s’empêcher de s’interroger sur le rôle de l’application SAIP, qui n’en a justement joué aucun.

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Une alerte avec 2 heures de retard

Quand le Ministère de l’Intérieur a présenté SAIP, sa nouvelle application de prévention et d’alerte contre les actes terroristes, le doute était déjà permis concernant son utilité réelle. Mais confrontée à une situation réelle, fort malheureusement hier soir à Nice, l’application s’est faite remarquer par son absence, ne signalant l’alerte que plus de 2 heures après les faits.

C’est pourtant sa fonction première : envoyer une alerte en cas d’évènement grave. SAIP permet d’être informé via une notification sur le smartphone d’une alerte en cours suite à « une suspicion d’attentat ou relevant d’évènements exceptionnels de sécurité civile (alertes nucléaires, produits dangereux, rupture d’ouvrage hydraulique) susceptibles de résulter d’un attentat ». Le système d’alerte n’a donc pas besoin d’attendre confirmation de la nature terroriste de l’acte pour être utilisé.

Des oreilles vont siffler

D’après nos confrères de Numerama, c’est seulement à 1h34, soit un peu plus de 2h après l’attaque, que la notification a été envoyée aux mobiles équipés de l’application. Une notification qui se serait avérée bien utile pourtant, les réseaux téléphoniques ayant rapidement été surchargés (l’application donne des consignes de bon sens lors de ce genre d’évènements) et les fausses rumeurs de prises d’otages ou autres fusillades s’étant propagées sur les réseaux sociaux (les informations de SAIP sont officielles).

Comme souvent, c’est Twitter qui a joué le rôle de premier relais d’information grâce aux comptes Twitter de personnalités ou institutions publiques (saluons la réactivité de la préfecture du Var), et le hashtag #PortesOuvertesNice s’est rapidement répandu. D’après Olivier Tesquet, journaliste pour Telerama, Deveryware, le prestataire qui a développé l’application SAIP est convoqué à 15 heures à Place Beauvau, centre des opérations, pour un remontage de bretelles.