En février dernier, Opera devait être racheté par un fonds d’investissement chinois pour 1,2 milliard de dollars. L’opération a toutefois échoué hier à cause d’autorisations réglementaires non accordées. Ce rachat devrait toutefois se poursuivre, mais sur des bases financières plus modestes.

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En février dernier, on pensait Opera sauvé par un rachat complet de ses activités par le fonds d’investissement chinois Golden Brick. Un rachat qui passait par une OPA amicale qui valorisait la société à hauteur de 1,2 milliard de dollars. Ce que l’on avait oublié à l’époque, c’est que les deux groupes avaient jusqu’au 15 juillet pour boucler leur rapprochement. Et, justement, les deux sociétés n’ont pas réussi à finaliser ce rachat.

Si l’on en croit le Nouvel Observateur, ce sont les autorités américaines qui auraient fait capoter l’opération et qui auraient tardé à donner des autorisations réglementaires. Les autorités américaines s’inquiètent en effet de problèmes liés au respect de la vie privée et donc associés à certaines activités d’Opera, qui vont passer sous pavillon chinois.

 

Une nouvelle tentative de rachat limitée aux activités grand public

Golden Brick n’a toutefois pas abandonné l’idée de racheter Opera. Plutôt que de racheter l’intégralité d’Opera, le groupe chinois va uniquement acquérir ses activités grand public. Sont donc concernés le navigateur Internet (qu’il soit mobile ou bureautique), des applications et licences ainsi que sa participation dans l’entreprise nHorizon. Golden Brick abandonne toutefois toutes les activités liées à la publicité et le marketing, ainsi que ses applications de jeux.

Le montant de la transaction est évidemment beaucoup plus faible puisqu’il passe à 600 millions de dollars environ, deux fois moins que l’offre initiale. Les deux entreprises ont désormais jusqu’à la fin de l’année pour finaliser ce rapprochement et trouver un terrain d’entente avec les autorités américaines et chinoises.