Vous êtes partis vous balader hier, et vous avez croisé ces étranges individus, le nez collé à leur smartphone et émettant d’étranges glapissements à base de « Attends, y’a un leurre ! ». Alors que les plus connectés s’étaient déjà tournés vers l’APK de Pokémon Go, le titre de Niantic Labs a fait ses débuts officiels en France, sur le Play Store. Et a atteint les 50 millions de téléchargements dans la foulée.

pokemon-go-3

Après un lancement au Japon repoussé, et une sortie française elle aussi retardée en raison de l’attentat de Nice, Pokémon Go est disponible aussi bien pour Android qu’iOS, puisqu’il peut être téléchargé très officiellement sur le Play Store et l’App Store. C’est donc désormais une trentaine de pays qui peuvent s’adonner à la chasse aux Pokémon, et la fiche de l’app sur le portail de Google nous donne une indication précise du nombre de personnes séduites par le titre. Car durant le weekend dernier, Pokémon Go a dépassé les 50 millions de téléchargements (uniquement sur Android, donc), et s’affiche désormais dans la fourchette « entre 50 000 000 et 100 000 000 installations ». L’ancêtre du titre, Ingress, stagne quant à lui entre 10 et 50 millions de téléchargements.

À lire : Comment trouver des Pokémon Go grâce à Google Maps ?

Des revenus en conséquence

Pokémon Go est un titre gratuit au téléchargement, mais qui néanmoins abrite une boutique ingame permettant d’acheter des Poképièces à troquer contre divers outils destinés à progresser plus rapidement dans le jeu. De quoi assurer à Niantic Labs des revenus certains, estimés, il y a deux semaines et pour les seuls États-Unis, à plus de 1,6 million de dollars par jour. Certains analystes, considérant qu’Apple se réserve 30 % des achats in-app réalisés par ses clients, entrevoient déjà – rien que pour la Pomme – des bénéfices de l’ordre de trois milliards de dollars en une à deux années.

Côté Nintendo, dont l’action a bondi suite au succès fulgurant du jeu, l’heure est néanmoins à la prudence. La firme de Kyoto, qui ne détient qu’une partie de The Pokémon Company, à laquelle s’est associé l’Américain Niantic Labs, a prévenu ses actionnaires ce weekend que les retombées ne seraient pas, pour eux, aussi immédiates qu’ils pouvaient l’espérer. L’action de Nintendo a baissé en conséquence, mais devrait bénéficier d’ici peu du vif intérêt que suscite la sortie de la Nintendo NES Classic Mini, attendue pour le début novembre.

À lire sur FrAndroid : Pokémon Go : toutes nos réponses à vos questions