Le français n’est pas la seule nouvelle langue désormais prise en compte par Assistant dans Google Allo, le français canadien est également de la partie. Malheureusement, c’est encore perfectible.

Google Allo en français canadien

Hier, Google a déployé la langue française pour Google Assistant, dans l’application de communication Allo. Une annonce qui ouvre la voie à l’arrivée de Google Assistant sous toutes ses formes, dont le Google Home ou encore Android.

Ce lancement, pour le moment réservé à l’application Allo, était également accompagné du québécois. Malheureusement, comme le note Maxime Johnson, cette langue française est encore considérée comme une langue seconde, c’est-à-dire la langue seconde est la langue la plus importante après la langue maternelle, les performances d’Assistant sont loin d’être au rendez-vous.

L’Assistant Google comprend ainsi, « Combien de temps faut-il pour se rendre au marché Jean-Talon d’ici? (SIC) », mais pas « Le marché Jean-Talon est à combien de temps d’ici? ». « Peux-tu me suggérer une place pour aller manger? » fonctionne, mais pas « Peux-tu m’aider à trouver une place pour souper? ». On finit toujours par se faire comprendre par l’application en changeant quelques mots-clés et en reformulant nos questions, ceci dit. Un peu comme si on donnait des indications à un touriste au français approximatif.

 

Les différences entre le français du Québec et le français de France

Il existe de nombreuses différences entre le français du Québec et le français de France. C’est le cas de l’accent, mais aussi de l’utilisation beaucoup plus répandue de la deuxième personne du singulier, de la féminisation de certains noms (« une avion », « une hiver ») ou encore de la particule interrogative « tu », par exemple : « J’ai-tu l’air fatigué ? ». Il y a également de nombreuses différences lexicales, comme le verbe « achaler » qui signifie « énerver », ou encore le souper qui se prend à l’heure du dîner français. 

Comme le note le journaliste québécois, Google Assistant s’améliorera au fil du temps, à mesure que les questions incomprises seront analysées par les linguistes et traducteurs de Google, et que les outils d’apprentissage automatique auront accès à de plus en plus de données à analyser.