Facebook a publié un article dans lequel il explique comment il lutte contre l’apologie du terrorisme sur sa plateforme. Le réseau social fait appel à de l’intelligence artificielle, ainsi qu’à une équipe de spécialistes.

Épineuse, délicate, polémique… La question de l’apologie du terrorisme sur les réseaux sociaux est extrêmement sensible, mais elle doit absolument être étudiée par les grands groupes de la Tech. À ce propos, Facebook a publié un article sur son blog pour expliquer comment la plateforme luttait contre la propagande terroriste.

L’entreprise écrit qu’elle repère la plupart des comptes liés à des activités terroristes sont repérés. Pour y arriver, le réseau social fait appel à de l’intelligence artificielle pour découvrir davantage de menaces potentielles. « Nous concentrons actuellement des techniques de pointe pour combattre contre les contenus terroristes concernant Daesh, Al Qaida et leurs filières, et nous espérons nous étendre aux autres organisations terroristes en temps voulu », écrit Facebook.

Une panoplie d’outils mise en application

Lesdites techniques consistent à de la corrélation d’images (« image-matching » en anglais) pour reconnaître les photos et vidéos faisant l’apologie du terrorisme. Les outils de Facebook détectent également des clusters — à comprendre : des réseaux et communautés internes —dans lesquels des contenus terroristes sont postés. Par ailleurs, la plateforme affirme également que ses techniques lui permettent de bannir les récidivistes.

Une équipe de 150 personnes

En plus de ces méthodes automatisées, Facebook dispose également d’une équipe de 150 personnes dont l’objectif prioritaire ou exclusif est de contrer le terrorisme et ses origines sur le réseau social. Parmi ces derniers, on trouve notamment des membres des forces de l’ordre spécialisé dans le contreterrorisme. Par ailleurs, la firme assure que cette équipe d’experts maitrise au total 30 langues différentes.

Nous voulons que Facebook soit un endroit hostile aux terroristes

« Nous voulons que Facebook soit un endroit hostile aux terroristes », peut-on lire dans l’article. Le site explique par ailleurs que « le challenge pour les communautés en ligne est le même que pour les communautés dans la vie réelle — devenir meilleure pour repérer les signes précurseurs avant qu’il ne soit trop tard ».

L’article rédigé par Facebook est le premier de la série « Hard Question » (questions difficiles). À travers ces textes, l’entreprise veut répondre aux problématiques les plus controversées la concernant.