On l’attendait depuis longtemps, Adobe signe l’arrêt de mort de Flash.

Pour les plus jeunes, Flash n’est qu’une série télévisée issue d’un comics, ou à la limite un truc à télécharger pour accéder à des jeux sur navigateur. Les plus vieux en revanche se souviennent de cette époque où HTML5 n’était pas encore un standard (et n’existait même pas encore) et où Macromedia Flash régnait en maître. Cette époque où les sites du Web 1.0 étaient animés dans tous les sens et clignotaient de mille feux aussi colorés qu’une pub Benetton ou un T-shirt Desigual après avoir mis un certain temps à mettre à jour un plug-in qui plantait régulièrement.

La lourdeur du plug-in, son insécurité et son manque d’universalité ont poussé peu à peu sa disparition avec l’arrivée du HTML5 et Steve Jobs — entre autres — avait vivement critiqué Adobe Flash Player en 2010 et décidé de ne pas l’intégrer sur ses mobiles iOS. L’année suivante, Adobe abandonnait Flash sur les terminaux à petits écrans, obligeant les utilisateurs d’Android à redoubler d’ingéniosité pour l’utiliser.

Adieu petit Ange qui a mis du temps à partir

Certains sites font cependant encore de la résistance et utilisent ce plug-in d’un autre temps, mais c’est bientôt fini. Adobe vient d’annoncer officiellement l’arrêt du support de Flash d’ici 2020. Google et Mozilla ont rapidement communiqué sur le sujet pour indiquer que le plug-in ne sera plus supporté par Chrome et Firefox d’ici là. En outre, Chrome demandera la permission à l’utilisateur de lancer Flash dès 2018 avant d’être désactivé par défaut, comme sur Firefox, en 2019.

Pas une grande perte ?

Beaucoup acclament cette décision et il n’est pas rare de voir des médias clamer « bon débarras », « enfin » ou « ce n’est pas une grande perte ». Et dans un sens, c’est vrai que peu de gens pleureront la disparition de Flash sur le Web pour la navigation, remplacé depuis longtemps par un HTML5 plus rapide, plus sécurisé et plus efficace. Malheureusement, l’arrêt total de ce plug-in signe également la disparition définitive de certaines œuvres artistiques qui ne pourront donc pas marquer l’Histoire, comme la bannière animée de David Besnier. Et ça, c’est quand même un peu triste.