Facebook veut forcer les développeurs de sites à mieux penser leurs pages en pénalisant dans le fil d’actualités les liens menant vers des adresses trop longues à charger.

40 % des visiteurs abandonnent l’idée d’ouvrir une page web après 3 secondes de chargement infructueuses. Afin d’éviter toute frustration, Facebook compte donc mettre en avant les sites rapides à charger et à rendre moins visibles ceux dont le chargement est interminable. Le but avoué dans le communiqué de presse publié par la société de Mark Zuckerberg est de faire gagner du temps aux utilisateurs du réseau social et de leur permettre de « lire davantage d’histoires qu’ils trouvent pertinentes » et ainsi éviter la frustration.

Les pages ouvertes dans le navigateur interne de l’application Facebook seront ainsi analysées afin d’estimer leur temps de chargement, en prenant en compte les paramètres extérieurs, comme la connexion de l’utilisateur ou le temps de réponse général de la page en question (une surcharge ponctuelle du serveur peut arriver). Plus la page se charge rapidement et plus le lien apparaîtra tôt dans le fil d’actualités. Inversement, les pages trop lentes apparaîtront moins sur les profils des utilisateurs.

Une transition en douceur

Le communiqué précise que le déploiement aura lieu graduellement dans les prochains mois et que la plupart des sites ne devraient pas voir de changement. Seuls les sites particulièrement lents devraient voir leur trafic en provenance des réseaux sociaux chuter, et quand on voit l’importance qu’a pris Facebook aujourd’hui dans le partage d’informations et son nombre d’abonnés toujours croissant, ce n’est pas totalement négligeable.

Afin d’aider les développeurs à comprendre leurs erreurs, Facebook a mis à leur disposition un guide des bonnes pratiques à adopter pour éviter que le visiteur soit frustré et proposer un Web toujours plus rapide.

Entre cela et la pénalisation des sites de désinformation, Facebook milite ainsi pour un Web meilleur… Ou tout du moins un Web à son image…

À lire sur FrAndroid : Comment Facebook lutte contre l’apologie du terrorisme