Google souhaite supprimer les publicités les plus gênantes de YouTube à partir de 2018. La question se pose néanmoins sur les retombées économiques que cela pourrait avoir sur les créateurs de contenu.

Crédit image : PewDiePie

La publicité sur internet est un fléau dont beaucoup aimeraient bien se débarrasser, autant du côté des lecteurs que des créateurs de contenu, obligés de multiplier les bannières publicitaires ou les moyens détournés de faire cliquer pour contrebalancer les baisses de revenus. Ce problème se ressent aussi bien sur les sites que sur les plateformes de vidéo et de streaming comme YouTube.

Selon la BBC, Google souhaiterait améliorer l’expérience utilisateur sur sa plateforme en faisant disparaitre les publicités de 30 secondes qu’il est impossible de sauter. Ainsi, en 2018, ce genre de réclames ne serait plus présent sur YouTube, favorisant les formats plus courts, ou affichant un bouton « passer » au bout de quelques secondes seulement.

Qui va payer ?

Bien évidemment, les annonceurs payent davantage pour s’assurer la diffusion de leur spot au complet et cette décision représente donc une perte d’argent pour un parti ou l’autre, mais qui ? Pour le moment, il est encore trop tôt pour affirmer qui sera lésé, mais l’histoire a montré que les premiers à trinquer de ce genre de décisions étaient les YouTubeurs eux-mêmes.

À plusieurs reprises ces dernières années, Google a revu sa façon de financer les créateurs de contenus de manière totalement unilatérale, créant parfois de véritables tempêtes — dans un verre d’eau — au sein de la communauté créatrice. Il parait logique en tout cas que Google ne va pas sacrifier les maigres bénéfices dégagés par YouTube pour le simple bonheur des usagers alors qu’il se positionne toujours aujourd’hui comme le leader du marché.

Facebook, le concurrent effrayant ?

N’oublions pas que l’argent est le nerf de la guerre et que cette décision n’est certainement pas muée par la simple volonté de faire plaisir aux visiteurs. Google doit aujourd’hui affronter deux ennemis de taille que sont la montée en flèche des bloqueurs de publicités comme AdBlock (représentant 34 % des internautes français selon Kantar) et Facebook.

Le réseau social de Mark Zuckerberg met de plus en plus en avant son contenu vidéo natif, qu’il soit en direct ou à 360°. Avec ses nombreux utilisateurs et sa facilité d’utilisation sur les différentes plateformes (desktop et mobile) Facebook devient donc une véritable menace pour YouTube. Mais jusqu’où serait prêt à aller ce dernier pour contrer cette menace ?