Avez-vous déjà eu un coup de foudre pour un jeu ? Bien entendu. Mais avez-vous déjà eu un coup de foudre pour un jeu difficile et frustrant ? Vous savez, le stade où vous ne pouvez plus vous empêcher de jouer à un jeu malgré le fait que vous échouez lamentablement. Non, je ne parlerai pas ici d’un certain oiseau qui vous a jadis fait perdre du temps (et dont le principe n’était pas particulièrement fun), mais de Colossus Escape, un runner qui m’a plu… malgré son incroyable difficulté. 

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La plupart d’entre nous sommes friands de runner games… Les éditeurs l’ont bien compris, puisqu’ils fleurissent sur le Play Store, et à toutes les sauces, plus ou moins savoureuses. On prend un peu de Temple Run, on y ajoute un soupçon de Sonic Dash, on le divise en niveau… Chacun essaie de concocter le prochain hit.

Mais voilà : un runner game, par définition, est linéaire. Le fait qu’on y joue continuellement est dû à l’envie de battre son propre record (ou celui de votre petit frère qui a un jour pris votre smartphone et vous a battu de quelques centaines de milliers de points). Venons en donc à Colossus Escape : ce n’est ni un jeu de course infinie (infinite run), ni un jeu divisé en niveau. C’est un peu les deux : il est organisé en checkpoints. Vous commencez une course, et tant que vous ne mourez pas, vous continuez à progresser dans les niveaux. Et bien sûr, dès que vous tombez (ça arrive), vous recommencez au dernier checkpoint traversé. Autant vous dire que ce nouveau type de challenge est original… Je ne vous en dis pas plus !

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Côté graphismes et histoire, on se retrouve on ne sait comment à devoir échapper à toute la colère des dieux. Et autant dire que ce n’est pas de tout repos : vous devez non seulement éviter de vous faire écraser par un immense colosse, mais aussi combattre les vilains sur votre passage et sauter dans tous les sens. Un conseil : suivez-bien le tuto. Comme je l’ai dit plus haut, ce jeu est extrêmement difficile, car bien que le gameplay soit adapté, les réflexes ne viennent pas avant quelques parties.

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Comment ce jeu a su me séduire, malgré sa grande difficulté ? Tout simplement parce qu’il a mis tous les ingrédients pour créer la recette (presque) parfaite du runner game : du challenge, du fun, et l’absence de linéarité. Presque, parce que j’ai un petit bémol à souligner : les crédits. Ces derniers, présents dans les jeux du type Candy Crush Saga, n’ont, à mon sens, pas lieu d’être sur un runner game, qui est un des seuls types de jeu (avec le FPS) auquel on peut échouer plusieurs fois en moins d’une minute. Vous disposez de 5 crédits pour arriver à la fin du niveau, ce qui va vous donner quelques sueurs froides. Pendant vos courses, vous ramassez des gemmes. Cinq de ces dernières vous permettent de récupérer un crédit, mais il semble (si je ne m’abuse) que ça n’a pas encore été implémenté dans le jeu. A suivre !

Ce système de crédits et de gemmes est bien là… mais diantre, où sont les achats in-app ? Eh bien, il n’y en a aucun à proprement parler. Vous pouvez augmenter le nombre de gemmes en partageant le lien du jeu sur les réseaux sociaux, mais rien de plus… et étant donné qu’on ne peut toujours pas les utiliser, ça n’est pas utile. Une très bonne nouvelle, qui fera cependant des malheureux du côté des impatients. On ne pourra donc pas reprocher l’apparition des publicités à quelques endroits du jeu, qui ne nuisent même pas au gameplay, et qui peuvent disparaître si vous mettez la main au porte-monnaie, pour 1,50 euros.

Développé par LogicWeb, Colossus Escape est gratuit. Si vous voulez passer quelques heures de frustration mêlée à une intense dose de fun (qui était pour moi inexistante quand je jouais à feu Flappy Bird), je vous le conseille vivement… Quant à moi, je m’en vais recommencer au niveau 3, pour la quinzième fois.