Selon une récente étude publiée par une entreprise de marketing spécialisée dans le jeu mobile, DAU UP, les applications de jeux sur Android ont énormément gagné en rentabilité l’année dernière.

ios versus android

Cette étude, ou plutôt cette partie d’étude a été publiée sur le site Business Insider. Elle consiste en un simple tableau (ci-dessous), qui montre l’évolution de l’ARPU généré par les applications de jeux sur Android par rapport à l’ARPU généré par les applications de jeux sur iOS. L’ARPU, pour Average Revenue Per User, est un indicateur utilisé par les développeurs d’applications mobiles pour calculer le chiffre d’affaires généré par les utilisateurs d’une application. Il comprend le prix de l’application (si cette dernière est payante), les revenus générés par la publicité ou encore ce que rapportent les achats in-app. Dans le tableau qui nous intéresse, la société DAU UP estime ainsi que l’ARPU des applications de jeux sur Android représentait 20 % de l’ARPU des applications de jeux sur iOS en janvier 2014. Et cette proportion a continuellement augmenté tout le long de l’année pour atteindre le 60 % à la fin de l’année 2014.

ARPU Android ios

Si l’on en croit ce tableau, le temps où les applications de jeu sur Android étaient considérées comme non rentables ou tout juste bonnes à générer un chiffre d’affaires « bonus », en plus de la version iOS, touche à sa fin. L’écart de revenu généré par les jeux sur les deux principaux OS mobiles est encore important, mais il tend à se restreindre fortement, ce qui devrait inciter de plus en plus les développeurs à considérer une commercialisation simultanée à la fois sur Android et sur iOS. Un tableau presque idyllique que UsTwo, les développeurs de Monument Valley, n’a pas vraiment constaté lorsqu’ils ont fait le point sur les ventes de leur jeu

monument valley ARPU

Le problème de cette étude, c’est que l’on ne sait pas exactement d’où viennent ces chiffres. DAU UP affirme ainsi qu’elle a été réalisée à partir de statistiques issues de 10 millions d’utilisateurs situés sur les territoires américain et européen. On ignore toutefois quels sont les genres de jeu (payants, free to play, genrés ou non, thème ?) et le nombre d’applications qui ont été utilisées pour établir ce graphique. Il est probable que DAU UP ait utilisé les applications de ses clients pour sortir de tel chiffre. La société n’indique hélas ni le nombre d’applications qu’elle gère ni le nombre de studios de jeu avec lesquels elle travaille.